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Charles Darwin quotation

Ignorance more frequently begets confidence than does knowledge: it is those who know little, and not those who know much, who so positively assert that this or that problem will never be solved by science

Jean-Baptiste Colbert quotation

L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris

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El miedo es la via perfecta hacia el lado oscuro. El miedo lleva a Windows, Windows a la desesperacion, esta al odio hacia Bill Gates y ese odio lleva a LINUX

Vares Velles

Vares Velles
Al Tall

Això és Espanya (vara seguidilla) per Al Tall

dijous, 26 d’agost del 2010

Fire Paradox, un projecte interessant.

Llegit a Le Monde

Un programme européenn sur le "Paradoxe du feu"

Apprendre à vivre avec le feu : c'est l'objectif du projet européen " Fire Paradox ", lancé en 2006 par seize pays et dont les conclusions seront présentées à l'automne. Coordonné par l'équipe d'écologie des forêts méditerranéennes de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), ce programme vise à instaurer une meilleure gestion des territoires, ainsi que des méthodes plus efficaces de prévention et de lutte contre les incendies.

Il a aussi pour but d'utiliser le feu lui-même pour réguler sa progression. A côté des " feux tactiques ", ou contre-feux, opposant un front de flammes maîtrisé à la progression d'un incendie, le programme a permis d'expérimenter les " brûlages dirigés " dans plusieurs pays où ils n'avaient jamais été utilisés.

Les premiers résultats indiquent que cette technique, qui réduit les risques d'incendie, contribue aussi à limiter les émissions de CO2. Chaque année, plus de 50 000 feux détruisent en moyenne 500 000 hectares de forêts européennes.

Apprivoisé, le feu favorise la diversité des forêts

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) Envoyé spécial
Les brûlages dirigés, pratiqués dans plusieurs pays, renforcent la variété des espèces et évitent les sinistres majeurs


Difficile de faire l'apologie des feux de forêts, alors que près d'un million d'hectares de bois et de tourbières viennent de partir en fumée en Russie et que, chaque été, dans les pays méditerranéens, des centaines de milliers d'hectares sont ravagés par les flammes. Difficile vraiment, devant ce tableau de cendres et de désolations, de dépeindre un incendie avec les couleurs de la vie.

Et pourtant ! " Le feu est un danger pour l'homme, pas pour les milieux naturels, affirme Philip Roche, spécialiste des écosystèmes méditerranéens et des risques à l'Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement (Cemagref). Loin de constituer une catastrophe écologique, il favorise au contraire la biodiversité. " Démonstration sur le terrain, près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), au pied de la montagne Sainte-Victoire si chère à Cézanne.

Première étape : la Gardiole, à l'est du bloc minéral figé sous un soleil implacable, où conduit une route sinueuse percée dans la rocaille. Le site n'a pas connu d'incendie depuis 1960, date des premiers registres exhaustifs. Le couvert forestier est abondant. Il est fait d'une étendue uniforme de chênes verts (au feuillage persistant) et de chênes blancs (à feuilles caduques). Mais, en sous-bois, la végétation est plutôt pauvre : quelques arbustes, genévriers ou filaires, des fougères, des euphorbes au suc laiteux...

Seconde halte : Saint-Antonin-sur-Bayon, de l'autre côté du massif calcaire, où avait couru, en août 1989, un gigantesque incendie attisé par un violent mistral, qui avait calciné 5 000 hectares. La végétation est ici disparate, mais aussi plus riche : denses peuplements de pins d'Alep parsemés de jeunes chênes verts et chênes kermès par endroits, cistes et genévriers ailleurs, thym, romarin et lavande plus loin, hélianthèmes et fumina ici et là...

Pour le chercheur, il n'y a pas photo : " Une zone qui n'a pas brûlé présente un couvert végétal beaucoup plus homogène qu'une zone perturbée par le feu. " Or, ajoute-t-il, " la biodiversité n'existe que dans l'hétérogénéité ".

Ce constat est étayé par une étude à grande échelle que mène un étudiant en thèse, Nicolas Faivre. Celui-ci a comparé 40 parcelles du sud-est de la France et 10 autres du sud-ouest australien. Certaines n'ont jamais été consumées au cours du demi-siècle écoulé, tandis que d'autres ont subi un ou plusieurs feux. L'objectif est de mettre en relation la diversité de ces feux (leur étendue, leur intensité, leur fréquence) avec celle des paysages.

Conclusion : " On trouve en moyenne entre 20 et 35 espèces végétales différentes dans une placette qui n'a pas brûlé, alors qu'on en dénombre 50 dans une placette où sont passés des incendies. " Plus encore que la variété des espèces, c'est celle des types biologiques, ou des formes de vie (plantes à bourgeons aériens ou proches du sol, herbacées, plantes à bulbe, à tubercule ou à rhizome, plantes annuelles...), que retiennent les écologues.

L'expérience montre que les forêts possèdent d'étonnantes capacités à se régénérer naturellement après un incendie. Il existe même des végétaux qui profitent du feu pour se reproduire, comme le pin d'Alep, dont les cônes s'ouvrent sous l'effet de la chaleur, ou le ciste, dont la germination des graines est stimulée. Certains arbres recèlent aussi, dans leur écorce et dans leurs feuilles, des huiles qui favorisent leur combustion, au bénéfice des générations suivantes.

Plusieurs pays ont déjà mis la leçon en pratique. Dans l'ouest de l'Australie, le département de la conservation de l'environnement procède à des brûlages contrôlés systématiques, tous les trois à cinq ans, pour préserver la biodiversité des forêts, mais aussi pour réduire le volume de matière végétale combustible. Et, ainsi, prévenir des feux naturels qui, avec davantage de biomasse, pourraient être dévastateurs. Une technique héritée des Aborigènes qui, dans le passé, l'employaient pour dégager des espaces de pâturage ou attirer le gibier.

Les Etats-Unis, adeptes du let it burn (laisser brûler), dès lors que des vies humaines ne sont pas en danger, s'efforcent pour leur part de rétablir le régime historique des feux naturels.

Autre exemple, l'Afrique du Sud, qui, dans l'immense parc national Kruger, effectue des brûlages dirigés pour maintenir la diversité végétale et animale. En Scandinavie, les feux contrôlés sont même utilisés pour accroître la productivité forestière.

En France en revanche, les brûlages volontaires ne sont réalisés que sur quelques milliers d'hectares, à des fins de gestion de plantations. Comme dans l'ensemble de l'Europe, la densité de l'habitat, sur des territoires de petite taille, justifie le choix de combattre les feux dès leur départ.

Il est douteux que les modèles australien ou américain soient transposables aux forêts méditerranéennes. Sans se poser en pyromanes, les spécialistes des écosystèmes forestiers estiment toutefois que, " dans les secteurs qui s'y prêtent, le recours aux incendies contrôlés est une option à considérer sérieusement ".

Pour Philip Roche, " le feu est l'un des éléments qui ont modelé la mosaïque du paysage méditerranéen, avec ses garrigues et ses maquis caractéristiques. La question - elle est posée à la société - est de savoir si l'on veut conserver son intégrité, c'est-à-dire sa diversité. "

Tout est affaire de juste mesure. D'autres travaux ont montré que, si un incendie peut être bénéfique pour une forêt, la répétition de feux rapprochés la condamne à coup sûr. Il existe un effet de seuil : un massif forestier peut se remettre d'une succession de trois incendies en cinquante ans. Mais le quatrième est fatal.


Pierre Le Hir

© Le Monde

De totes formes, pel que sé, els països (EEUU, Austràlia) que utilitzen aquest sistema, tampoc no es lliuren dels grans incendis incontrolats i devastadors.