1libro1euro

1 Libro = 1 Euro ~ Save The Children

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Charles Darwin quotation

Ignorance more frequently begets confidence than does knowledge: it is those who know little, and not those who know much, who so positively assert that this or that problem will never be solved by science

Jean-Baptiste Colbert quotation

L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris

Somebody quotation

El miedo es la via perfecta hacia el lado oscuro. El miedo lleva a Windows, Windows a la desesperacion, esta al odio hacia Bill Gates y ese odio lleva a LINUX

Vares Velles

Vares Velles
Al Tall

Això és Espanya (vara seguidilla) per Al Tall

dimarts, 25 de maig de 2010

Si no fos per l'atur... Lladres!



Substituïu Almansa per Borsa i canteu-la a tota veu

LLADRES

Lladres que entreu per Almansa
no sou lladres de saqueig,
que ens poseu la cova en casa
i des d'ella governeu.

Governeu de lladrocini
i rapinyeu governant;
sou fartons de vida llarga
que mai voleu acabar.

El nostre plat cada dia
ens el torneu a llevar;
l'aparteu amb elegància
com si no tinguérem fam.

I amb rabosera elegància
ens heu forçat a oblidar
que si sentim buit el ventre
és per manca de menjar.

No s'ensenya en les escoles
com va esclafar un país,
perquè d'aquella sembrada
continuen collint fruits.

Hi ha un licor en la resina
dels antics oliverars
que fa tendra la memòria
i aclareix la veritat.

Lladres que entreu per Almansa
no sou lladres de saqueig,
que ens poseu la cova en casa
i des d'ella governeu.

LADRONES

Ladrones que entráis por Almansa
no sois ladrones de saqueo
que montáis la cueva en casa
y desde ella gobernais.

Gobernais con latrocinio
y rapiñais gobernando;
sois tragones de vida larga
que nunca quereis acabar.

Nuestro plato cada día
nos lo volveis a quitar;
lo apartais con elegancia
como si no tuviéramos hambre.

Y con zorruna elegancia
nos habeis forzado a olvidar
que si tenemos la barriga vacía
es por falta de comida.

No se enseña en las escuelas
cómo se hunde un país
porque de esa siembra
continuan recogiendo su fruto.

Hay un licor en la resina
de los antiguos olivares
que enternece la memoria
y aclara la verdad.

Ladrones que entráis por Almansa
no sois ladrones de saqueo
que montáis la cueva en casa
y desde ella gobernais.


Publicat a Le Monde:

Du Royaume-Uni à l'Italie, l'Europe s'engage dans l'ère de la rigueur




Le nouveau gouvernement britannique présente un premier plan d'économies de 7,2 milliards d'euros

Vingt-quatre milliards d'euros d'économies décidées par le gouvernement Berlusconi, un premier plan de 7,2 milliards annoncé mardi 25 mai à Londres par la nouvelle coalition tories - lib-dem... Après l'Allemagne et en attendant l'Espagne, à qui le Fonds monétaire international recommande de mener des " réformes urgentes ", les pays européens présentent l'un après l'autre des mesures d'austérité destinées à réduire leur endettement.

Depuis l'éclatement de la crise grecque, les économies européennes inquiètent les marchés du monde entier. La rigueur ne fait sans doute que commencer.

L'urgence contraint les Etats à des plans d'économies draconiens

L'Italie, le Royaume-Uni et l'Espagne, fortement endettés, prévoient de longues cures d'austérité

La relance attendra. Avec un bel ensemble, les gouvernements des principaux Etats européens sont contraints de donner une priorité absolue à la maîtrise de leurs finances publiques, et s'engagent dans des plans d'économies d'ampleur. Pour plusieurs années. Sous la pression de leur dette, l'Italie, le Royaume-Uni, l'Espagne ont annoncé, ou sont en passe de le faire, des cures d'austérité durables. A Rome, Giulio Tremonti, le ministre de l'économie de Silvio Berlusconi, veut économiser 24 milliards d'euros en deux ans, afin de ramener à 2,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012 le déficit d'un pays dont la dette dépasse 115 % du PIB.

A Londres, le nouveau premier ministre conservateur, David Cameron, a décidé un premier train d'économies représentant 1 % des dépenses publiques du royaume. Il dévoilera, en juin, un collectif budgétaire plus vaste et un programme économique à long terme à l'automne.

" Culture de stabilité "

Le Fonds monétaire international (FMI) incite Madrid à faire mieux et plus vite pour flexibiliser son marché du travail, " consolider " son secteur bancaire et juguler le dérapage des finances publiques. Le président socialiste du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, s'est pourtant déjà fait violence en consentant à ce qu'il avait promis de ne pas faire : réduire les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités, les aides aux jeunes parents...

Ces gouvernements rejoignent le mouvement engagé par le gouvernement allemand, qui s'est fixé pour objectif, dans sa Constitution, de ramener son déficit public à 0,35 % du PIB à partir de 2016. Pour y parvenir, Berlin devra économiser chaque année pas moins de dix milliards d'euros.

La " culture de stabilité " déclarée " non négociable " par la chancelière allemande, Angela Merkel, aurait-elle gagné le continent ? La France n'a pas encore apporté aussi clairement sa réponse. Le gel des dépenses publiques (hors dette et pensions de retraites) et la baisse de 10 % des dépenses de fonctionnement et d'investissements annoncés par le gouvernement de François Fillon devront peut-être être complétés, quelle que soit l'issue de la réforme des retraites en préparation.

Ces plans interviennent sous la pression des marchés, toujours aussi forte, alors que le plan d'aide à l'euro décidé par les Européens n'a pas levé les doutes. Ils font naître plusieurs interrogations. Les premières concernent les conséquences de ces plans sur la demande intérieure et sur la croissance. Elles ne devraient pas manquer d'animer les prochaines réunions des ministres des finances européens.

Les secondes ont trait aux opinions publiques. La purge grecque, les 20 % de chômage en Espagne, la réforme des retraites en France : autant de motifs de préoccupations pour des gouvernements sous la contrainte. Dans cette crise, les pays de l'Europe du Sud devraient continuer d'occuper le devant de la scène.

Cécile Chambraud

Le FMI plaide pour une réforme profonde du marché du travail en Espagne

Le Fonds monétaire international réclame aussi une consolidation du système bancaire

'Espagne doit réformer d'urgence et en profondeur son marché du travail et son système bancaire si elle veut espérer retrouver une croissance qui, de toute façon, ne dépassera pas 2 % à moyen terme. Le tout en maintenant une sévère politique d'austérité pour réduire les déficits et " asseoir les finances publiques sur une base viable ". C'est le défi en forme de quadrature du cercle que le Fonds monétaire international (FMI) a rappelé au gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, lundi 24 mai, dans un rapport très détaillé pointant " les difficultés immenses " de l'économie espagnole.

La première priorité fixée par les experts du FMI à l'issue d'une mission dans le pays est de " rendre le marché du travail plus flexible ". L'organisation dirigée par Dominique Strauss-Kahn insiste notamment sur la nécessité de réduire le coût du licenciement pour le ramener " aux niveaux moyens en vigueur dans l'Union européenne ". C'est précisément sur ce sujet qu'achoppent les négociations engagées depuis plusieurs mois entre les partenaires sociaux. Faute d'un accord avant fin mai, le gouvernement socialiste a prévenu qu'il imposerait sa propre réforme.

Cette éventualité pourrait être le déclencheur d'une grève générale, dont les syndicats brandissent la menace depuis l'adoption, début mai, d'un plan de rigueur de 15 milliards d'euros. Il prévoit la réduction de 5 % du traitement des fonctionnaires et le gel des retraites.

" Nous en sommes désormais plus proches qu'il y a une semaine ", a expliqué, lundi, Ignacio Fernandez Toxo, le secrétaire général de la principale centrale syndicale, les Commissions ouvrières (CC.OO). Une grève dans la fonction publique est d'ores et déjà prévue le 8 juin.

Véritable feuille de route proposée au gouvernement de M. Zapatero, le rapport du FMI fixe également comme priorité " une consolidation du secteur bancaire et (sa) réforme pour en renforcer la santé et l'efficacité ". Le Fonds estime que " les risques restent élevés et inégalement répartis entre institutions, concentrés principalement sur les caisses d'épargne ".

Les auteurs du rapport recommandent en particulier de " réduire l'influence politique " à l'intérieur de ces établissements. Cette proximité avec les pouvoirs locaux a été à l'origine de nombreux dérapages de gestion. Elle reste un frein aux fusions entre caisses souhaitées par la Banque d'Espagne.

Le mouvement a commencé. Cinq caisses d'épargne régionales ont annoncé leur association, lundi 24 mai, pour constituer la cinquième entité bancaire. Elles pourront ainsi obtenir l'aide du Fonds de restructuration bancaire (FROB) à hauteur de 1,5 milliard d'euros. Mais dans le même temps, un établissement basque et une caisse andalouse ont annoncé la rupture de leurs négociations, pourtant très avancées. Et deux jours plus tôt, c'est le refus de Cajasur (Cordoue) de s'unir avec une caisse de Malaga qui a obligé la Banque d'Espagne à intervenir en catastrophe pour empêcher la faillite de la première.

Dans son rapport, le FMI ne se contente pas de considérations générales sur le besoin de " renforcer le capital " des caisses. Il suggère que les plus puissantes - La Caixa de Barcelone et Caja Madrid - deviennent des banques à part entière en se convertissant en sociétés par actions contrôlées par une fondation.

Au plus bas dans les sondages depuis qu'il a changé à 180 degrés sa politique économique et sociale, le gouvernement socialiste entend utiliser le rapport du FMI comme un levier pour faire entendre aux syndicats et à l'opinion son nouveau credo. " L'analyse du FMI correspond à celle du gouvernement, a indiqué le ministère de l'économie dans un communiqué. A savoir que la reprise est fragile et que le gouvernement ne doit pas retarder les réformes structurelles annoncées. "

Jean-Jacques Bozonnet