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L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris

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El miedo es la via perfecta hacia el lado oscuro. El miedo lleva a Windows, Windows a la desesperacion, esta al odio hacia Bill Gates y ese odio lleva a LINUX

Vares Velles

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dimecres, 22 d’octubre de 2008

Benvinguts a Valdeluz, ciutat fantasma

Recordem que hi hagué un desviament en el projecte de l'Ave Madrid-Barcelona, per tal de que hi passés per uns terrenys a prop de Guadalajara, terrenys que, casualment, pertanyien a la família del Conde de Murillo, marit de l'Esperanza Aguirre, i s'hi edifiqués allí mateix l'estació de Guadalajara.

S'ha parlat molt de la "Nueva Seseña" o urbanització Francisco Hernandez "El Pocero", però sembla que ens hàgim oblidat de la Urbanització Valdeluz, la construcció de la qual va suposar un "pelotazo" per la família de la presi dels madrilenys, d'aquells que fan època.

Avui llegesc aquest article a "Le Monde" que m'ho torna a recordar.

"BIENVENIDOS" À VALDELUZ, VILLE FANTÔME

23 octobre 2008

Logements vides et emprunteurs exsangues...

Victime de la bulle immobilière espagnole, cette nouvelle agglomération, au nord de Madrid, sortie de terre en 2006, ne compte que 382 habitants, au lieu des 34 000 escomptés

" Bienvenidos " à Valdeluz, ville fantôme

Sur les 9 500 logements initialement prévus, seuls 2 500 sont en cours d'achèvement. Le principal promoteur, Reyal Urbis, a replié ses grues. MANUEL CASAMAYON

GUADALAJARA (Espagne) ENVOYE SPÉCIAL






Les trottoirs sont impeccables, le gazon des talus tondu de frais, les arbres et les lampadaires alignés au cordeau le long de vastes avenues rectilignes. Une escouade de jardiniers s'active dans un parc où bruissent les cascades de deux plans d'eau artificiels. Le 4 × 4 d'une société de sécurité passe et repasse au ralenti entre les immeubles tout neufs. Ces fières constructions ne dépassent pas quatre étages, elles ne font pas d'ombre aux pavillons mitoyens destinés eux aussi, selon le jargon des promoteurs immobiliers, " à une clientèle de la classe moyenne supérieure ".

Valdeluz est conforme aux prospectus qui vantent la qualité de vie dans cette ville nouvelle sortie de terre en 2006 près de Guadalajara, à une soixantaine de kilomètres au nord de Madrid. La gare, située sur la ligne à grande vitesse (AVE) Madrid-Barcelone, met le centre de la capitale à vingt minutes. A leur retour du bureau, en fin d'après-midi, les heureux propriétaires peuvent profiter de la piscine de leur résidence, du complexe de tennis ou du parcours de golf de dix-huit trous.

Sauf que la gare AVE, dont l'existence a justifié le projet immobilier, est une station fantôme. Ni cafétéria, ni marchand de journaux, tout juste un guichet où personne ne fait la queue. Au tourniquet, la société espagnole de chemins de fer, Renfe, enregistre moins de quinze voyageurs par jour à destination de Madrid. D'où viendraient-ils puisque, dans les rues mortes de Valdeluz, il est bien rare de croiser une voiture, voire de simples passants ? Sur les 9 500 logements prévus de ce projet de 34 000 habitants, une première phase de 2 500 habitations est en cours d'achèvement. Reyal Urbis, le principal promoteur de Valdeluz, affirme en avoir livré 85 %. Pourtant, les registres municipaux sont formels : un an et demi après l'arrivée des premiers résidents, la population est seulement de 382 habitants.

Sur le papier glacé des publicités, Valdeluz illustrait le boom immobilier espagnol, quand l'argent et le béton coulaient en abondance. C'était il y a moins d'un an. Aujourd'hui, les panneaux " A vendre " ou " A louer " accrochés aux balcons des immeubles disent toute la brutalité du krach. " De nombreux particuliers ont acheté un appartement sans intention d'y vivre, mais dans l'espoir de le revendre avec une belle plus-value ", explique un agent immobilier de Guadalajara. Ce professionnel explique que la culbute des prix de l'immobilier dans la région de Madrid a instauré, depuis 2000, " une culture de spéculation ordinaire ".

Ville fantôme ? Le terme agace Joaquin Olazabal, le président de l'association des habitants : " J'ai choisi de vivre ici et j'apprécie de disposer de huit kilomètres de pistes cyclables, du haut débit à 20 mégabits, d'équipements de loisirs comme le golf et les tennis, d'un dispensaire, d'un collège, etc. " Cet avocat de Guadalajara prône la patience : " Valdeluz, c'était un projet de ville à dix ou quinze ans ; cela prendra plus de temps, c'est tout. " Son voisin, Gaetano Vidal, un ingénieur colombien qui a troqué son petit appartement du centre de Madrid - dont le prix avait triplé en trois ans - contre un grand trois-pièces avec piscine, vante " la tranquillité " de son nouveau cadre de vie.

Toute référence aux phases deux, trois et quatre du projet a disparu. Reyal Urbis, qui a investi ici 1,1 milliard d'euros, a replié ses grues, trop occupé à renégocier avec les banques le financement de sa dette, estimée à 5,5 milliards d'euros. La fermeture progressive des chantiers fait même péricliter le peu d'activité de Valdeluz.


CONDAMNÉS À ATTENDRE


Au mois d'août, un petit supermarché provisoire a ouvert dans un baraquement, tant il est clair que le panneau géant annonçant la " prochaine ouverture en novembre 2008 " d'un hypermarché relève de la science-fiction. C'est le seul commerce de Valdeluz. La ville est victime de la bulle immobilière espagnole, stoppée net par la chute des ventes et les restrictions de crédits. Au printemps, c'est Sesena, une autre ville champignon surgie au milieu de la plaine castillane, entre Madrid et Tolède, qui défrayait la chronique : 13 503 logements, 750 habitants et une kyrielle de petits investisseurs ayant sur les bras un appartement invendable payé à crédit. Mais, contrairement à ce pur produit spéculatif posé au milieu de nulle part, le projet de Valdeluz correspond à une logique d'aménagement du territoire.

Entre Madrid et Guadalajara, le " couloir de Henares " est la zone la plus industrialisée de la région. Reflets de ce dynamisme économique, des lotissements poussent sur chaque commune d'une région appelée à devenir la " troisième ceinture " de la capitale.

Le développement de Valdeluz, ensemble immobilier moyen-haut de gamme visant des accédants à la propriété madrilènes, est lié au raccordement rapide avec la gare d'Atocha. A la gare AVE de Yebes-Guadalajara, ne s'arrêtent que trois ou quatre trains dans chaque sens au prix prohibitif de 13 euros. Les gens continuent d'aller à la gare de Guadalajara : par la ligne traditionnelle, le trajet dure une heure, mais ne coûte que 3,60 euros.

Les responsables de Renfe se réfugient derrière " l'absence de demande ". Les quelques habitants de Valdeluz, comme les professionnels et les apprentis sorciers de la spéculation immobilière, sont condamnés à attendre le bout du tunnel.


Jean-Jacques Bozonnet

© Le Monde

3 comentaris:

armando alonso ha dit...

Hará unos seis meses pasé por esta ciudad fantasma, y es tal cual la relata Jean-Jacques Bozonnet. Desconocía la procedencia de los terrenos y la relación con "Espe".
Reyal-Urbis se va a pegar un batacazo de primera. Y entretanto el "mandamás" de los promotores pidiendo al Gobierno que avale a los futuros compradores de viviendas. Pues no majetes, no. Si habeís hecho un mal cálculo del "pelotazo" y no vendeís ni un colín, a joderse tocan. A bajar los precios y, si se pierde dinero, qué le vamos a hacer. Así son el resto de los negocios NO INMOBILIARIOS. Ya va siendo hora de que se acaben tantas monsergas en torno a este sector tan golfo.
Gracias por traer a tu blog el artículo de Le Monde.
Un abrazo.

Nekane ha dit...

Habla de los terrenos del llamado "pozero"???

jpolinya ha dit...

No, Nicky, solo de pasada.

Habla de los terrenos del marido de la presidenta de Madrid, Esperanza Aguirre.

Hace unos años, modificaron el proyecto del AVE a Barcelona, para hacerlo pasar por esos terrenos, muchos de ellos recién adquiridos, y hacer allí una estación. Aunque hubo una mínima expropiación, el resto fue vendido a precios astronómicos para crear toda una ciudad allí, Valdeluz, que en este momento es, como dice el artículo, una ciudad fantasma.

Besos