1libro1euro

1 Libro = 1 Euro ~ Save The Children

traductor

Charles Darwin quotation

Ignorance more frequently begets confidence than does knowledge: it is those who know little, and not those who know much, who so positively assert that this or that problem will never be solved by science

Jean-Baptiste Colbert quotation

L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris

Somebody quotation

El miedo es la via perfecta hacia el lado oscuro. El miedo lleva a Windows, Windows a la desesperacion, esta al odio hacia Bill Gates y ese odio lleva a LINUX

Vares Velles

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Al Tall

Això és Espanya (vara seguidilla) per Al Tall

Es mostren els missatges amb l'etiqueta de comentaris le monde. Mostrar tots els missatges
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dimecres, 12 de gener del 2011

Les lleis inaplicables, un mal francès?

Llegit avui a Le Monde

I és que els francesos sempre s'han considerat el melic del món, i se n'obliden dels espanyolets que, déu n'hi dó.

LES LOIS INAPPLICABLES, UN MAL FRANÇAIS

Comme chacun sait, " nul n'est censé ignorer la loi ". Gravé dans le marbre du droit romain, l'adage ne signifie évidemment pas que tout citoyen est supposé connaître les quelque 8 000 textes législatifs en vigueur et leurs 110 000 décrets d'application. Mais que ceux-ci sont accessibles, intelligibles et applicables.

Or, trop souvent, c'est encore loin d'être le cas. Le goût très français pour les lois " bavardes ", inutiles, redondantes, d'affichage ou de circonstance a été maintes fois dénoncé par les meilleurs esprits. Aujourd'hui, plus encore qu'hier, cette maladie nationale paraît incurable.

Mais il est un autre travers que nous ne parvenons pas à corriger, comme vient de le souligner, une nouvelle fois, le Sénat dans son rapport annuel sur l'application des lois : nombre de lois adoptées par le Parlement continuent à rester sans effet faute de textes réglementaires d'application.

Ainsi, sur les 59 lois promulguées au cours de la session 2009, 35 prévoyaient des décrets ou arrêtés de mise en oeuvre. A la fin de l'année parlementaire, soit le 30 septembre 2010, 3 avaient reçu l'intégralité de leurs textes d'application, 19 en étaient partiellement pourvues et 13 n'en avaient pas encore vu le début du commencement.

Le Sénat relève sobrement " une nette dégradation ". Le nombre de lois augmente et le nombre de dispositions appelant un suivi réglementaire explose : 670 au cours de cette session, contre 615 l'année précédente et 395 en 2007-2008. En revanche, le taux de publication des mesures prescrites s'affaisse : 20 %, contre 27 % en 2008-2009.

Ce n'est pourtant pas faute de bonnes intentions. Dans une circulaire adressée le 29 février 2008 aux membres de son gouvernement, François Fillon était très clair : " Veiller à la rapide et complète application des lois répond à une triple exigence de démocratie, de sécurité juridique et de responsabilité politique. Faire en sorte que soient rapidement prises les mesures réglementaires nécessaires à l'application de la loi est une condition de la crédibilité politique des réformes engagées. " Le premier ministre s'engageait à prendre toutes les mesures réglementaires nécessaires dans un délai de six mois suivant la publication de la loi.

Nous en sommes loin. Pour les 18 lois nécessitant un suivi réglementaire qui ont été votées avant le 31 mars 2010, et auraient donc dû, selon la règle de M. Fillon, être intégralement mises en application au 30 septembre, à peine 39 % des mesures prévues ont été prises.

Ce constat contredit cruellement les promesses de revalorisation du travail législatif. Non seulement le Parlement continue trop souvent à travailler dans l'urgence, mais, en outre, les textes qu'il adopte restent trop souvent inapplicables. Un exemple : la loi créant une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie a été votée, à l'unanimité, en février 2010 ; sept mois plus tard, aucun de ses décrets d'application n'était publié. Comme dirait le premier ministre, ce n'est pas un gage de crédibilité politique.

dijous, 23 de desembre del 2010

Els xiquets robats d'Espanya. Un article de Le Monde

Le Monde
24 décembre 2010

Les enfants volés d'Espagne

Madrid Correspondance

De 1940 à 1990, des milliers de bébés ont été enlevés. Un vrai commerce, commencé sous Franco. Les victimes s'organisent pour obtenir justice



A elle, qui ne sait ni lire ni écrire, les médecins avaient dit qu'ils " se chargeaient de tout ", que le bébé avait " le cou brisé ", qu'elle ne pouvait pas le voir, qu'ils l'avaient " déjà enterré ". " Je les ai crus. Comment aurais-je pu penser qu'on me mentait ? J'étais si bouleversée. Mais aujourd'hui je suis sûre que ma fille est vivante ", raconte Francisca Pinto. C'était en 1979. Des années plus tard, en 1993, cette Andalouse de 58 ans perd sa mère. Elle décide alors de récupérer le corps de sa fille pour le transférer dans le caveau familial. Et constate, horrifiée, en présence d'un notaire, que le cercueil de son enfant ne se trouve pas dans la fosse commune du cimetière San José à Cadix, comme on le lui avait indiqué.

Persuadée que son bébé lui a été enlevé pour être donné ou vendu, Francisca Pinto a porté l'affaire devant le parquet. Et il semble que, cette fois, après une première plainte archivée dans les années 1990, la justice soit disposée à l'écouter.

Avec deux autres familles aux histoires similaires, elle a été convoquée, mardi 21 décembre, par la procureure de Cadix, Angeles Ayuso. La magistrate, qui traite quatorze dossiers de bébés volés au total, rejoint ainsi la position du procureur d'Algésiras, Juan Cisneros. En juillet, il a été le premier à ouvrir en Espagne une enquête sur des vols présumés de nouveau-nés entre 1960 et 1980.

Après des décennies de silence, la justice semble encore hésiter à enquêter sur ces affaires. En dehors de l'Andalousie, toutes les plaintes ont jusqu'à présent été classées sans suite. Pourtant, les associations de victimes estiment que " 300 000 adoptions irrégulières et vols d'enfants pourraient avoir eu lieu en Espagne dans les années 1940 à 1990 ", révèle l'avocat spécialisé dans les adoptions Enrique Vila.

Depuis dix ans, ce dernier a vu défiler dans son bureau de Barcelone des centaines de personnes cherchant leurs origines. Il a découvert que " dans 10 % à 15 % des cas, leurs documents étaient incomplets ou falsifiés ". Absence d'acte de renoncement de la mère, document indiquant que la personne est un enfant biologique alors que ses parents lui ont avoué qu'il est adopté ou qu'un test ADN le prouve, autant de cas qui ont incité cet avocat à entamer une procédure, avec l'Association nationale des victimes des adoptions illégales (Anadir).

Créée en février, l'Anadir recense déjà 230 cas. De jour en jour, les plaintes se multiplient et les vieilles histoires remontent à la surface. A Irun, au Pays basque, les deux soeurs Diaz ont découvert qu'il n'y a aucune trace de la naissance de leur frère dans les registres de la ville de La Linea, en Andalousie, où il serait pourtant né en 1967. A Madrid, Inès Perez a révélé à sa fille qu'elle l'avait " adoptée " en 1969 après avoir simulé une fausse grossesse, sur les conseils du père Felix, le curé de sa paroisse. Elle ne dispose d'aucun acte d'abandon volontaire de la mère naturelle. " J'allais voir le médecin de la clinique San Ramón qui me donnait des prothèses de plus en plus grosses pour simuler l'avancement de la grossesse ", avoue-t-elle dans le reportage " Vies volées " diffusé par la TVE. Un des nombreux documentaires espagnols qui brisent aujourd'hui le silence.

Pourtant, des journalistes avaient déjà enquêté sur le sujet dès 1980. A l'époque, la revue Interviu avait publié plusieurs articles sur un vol présumé d'enfant dans cette même clinique San Ramón, et découvert que le taux de mortalité néonatale y était particulièrement élevé. Le photographe du magazine, German Gallego, avait alors pris en photo, épouvanté, un nouveau-né congelé, exhibé devant les parents qui insistaient pour voir une dernière fois leur bébé.

Le président de l'Anadir, Antonio Barroso, est lui-même un enfant " vendu en adoption ". " Il y a trois ans, j'ai reçu un appel d'un ami d'enfance, Juan Luis Moreno, sous le choc. Son père venait de lui avouer sur son lit de mort qu'il avait été acheté à Saragosse en 1969. Et que moi aussi... ", se remémore ce Barcelonais de 41 ans. Aujourd'hui, Antonio Barroso est décidé à tout faire pour retrouver ses véritables parents. " Sur le registre civil, nous sommes tous deux indiqués comme "enfants biologiques" alors que nous savons que nous avons été vendus par une bonne soeur et un médecin pour 200 000 pesetas (1 200 euros) ", précise-t-il.

Fort de cette confession et d'un test ADN qui confirme qu'aucun lien du sang ne l'unit à celle qui est indiquée comme sa mère naturelle, Antonio a porté plainte contre l'hôpital de Saragosse pour " falsification de document " et " séquestration d'enfant ", et contre sa mère " adoptive ", " parce que je veux savoir la vérité et qu'elle continue de nier les faits ". Son dossier a été archivé pour " prescription ". " Mais tant que je ne connais pas ma véritable identité, le délit continue ", s'insurge le président d'Anadir. Le 27 janvier 2011, son association déposera une plainte conjointe devant le parquet général de l'Etat, à Madrid, pour demander qu'une enquête soit ouverte dans toutes les provinces espagnoles mentionnées par les victimes présumées de cet immense " trafic ".

Aboutira-t-elle ? Rien n'est moins sûr. Une autre association, la " Plate-forme des victimes des cliniques de toute l'Espagne dans l'affaire des enfants volés ", coordonnée par Mar Soriano, a déjà déposé, il y a plusieurs mois, une plainte conjointe regroupant près de quatre-vingts cas documentés et rassemblés par l'avocat Fernando Magan.

Mais, le 13 novembre, le juge du tribunal d'instruction de Madrid chargé du dossier a décidé de se dessaisir en faveur du tribunal numéro cinq de l'Audience nationale, celui que dirigeait le célèbre juge Baltasar Garzon. Or ce dernier a été suspendu de la magistrature, en mai, justement pour avoir ignoré la loi d'amnistie de 1977 et avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme. Fin 2008, il avait notamment dénoncé des " soustractions systématiques présumées d'enfants de prisonnières républicaines ". Le juge s'étonnait qu'un sujet aussi " grave " n'ait été " l'objet d'aucune enquête en plus de soixante ans ".

Embarrassé par l'affaire, qui remet en cause l'accusation de " forfaiture " contre le juge Garzon, le procureur de l'Audience nationale, Javier Zaragoza, a réuni les victimes, le 7 décembre, pour leur expliquer que les faits sont prescrits et qu'il existe des " difficultés technico-juridiques " pour mener à bien une enquête pénale sur ce sujet. Conseillant d'utiliser " la voie administrative ", il a proposé au ministère de la justice la création d'un bureau chargé d'enquêter sur ces enfants volés sous la dictature de Franco et la transition.

Les cas des enfants volés n'avaient pas été prévus par la loi de Mémoire historique votée en 2007 pour réhabiliter les victimes du franquisme, bien que certains historiens espagnols, comme Ricard Vinyes, aient démontré que plus de 30 000 enfants auraient été placés dans des centres de l'Etat gérés par l'Eglise entre 1940 et 1950, avant d'être répartis dans des familles proches du régime.

Justifié idéologiquement par les théories du psychiatre officiel de l'armée franquiste, Antonio Vallejo Najera, le vol systématique des enfants de prisonnières républicaines devait garantir la " pureté de la race espagnole " et l'extirpation du " gène marxiste ". Un décret daté de 1940 accordait ainsi au régime franquiste l'autorité paternelle sur les enfants dont " l'éducation morale " était en danger.

" Le vol de bébés a surgi en Espagne avec le franquisme mais, par la suite, il semble qu'il se soit transformé en un pur commerce, extrêmement lucratif, qui se serait nourri de la vulnérabilité de certaines catégories de personnes : mères célibataires ou mineures, couples analphabètes ou provenant de milieux très humbles, résume l'avocat Enrique Vila. Ce qui a commencé comme un crime idéologique s'est transformé en une véritable mafia. "

Pour éviter de " compliquer " le dossier, l'Anadir a donc décidé de sortir les accusations de vols de bébé du contexte particulier de la dictature. " Les vols de bébés dont nous avons connaissance n'ont rien à voir avec Franco. Certains sont survenus dans les années 1990 ", souligne Antonio Barroso, qui ajoute, pragmatique, que, " de toute façon, aucun procureur espagnol ne veut enquêter sur le franquisme ".

Sandrine Morel

© Le Monde

dimecres, 15 de setembre del 2010

Un interessant article de Le Monde sobre les tensions separatistes a Bèlgica

Un interessant article de Le Monde sobre les tensions separatistes a Bèlgica.

Jo, personalment continuo sense comprendre per què el trencament en dos d'un país de la Unió, ha de significar que una de les dues parts escindides (per què una i no les dues?) deixi de pertànyer automàticament a la Unió, i caldria el permís unànime dels estats membres per reincorporar-la.

Clar que Le Monde és francès...

Les institutions européennes observent avec inquiétude une situation inédite

En principe, rien n'interdit la scission d'un Etat membre de l'Union européenne. Mais l'éventuel éclatement de la Belgique constituerait une perspective inédite et un véritable casse-tête pour les diplomates. La question est d'ailleurs largement taboue, même si elle ne peut laisser indifférents les dirigeants européens.

L'un d'entre eux, Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, n'est autre qu'un ancien premier ministre belge, issu du parti chrétien-démocrate flamand. A ses visiteurs, ce dernier a parfois coutume de confier, avec ironie, que la scission est peu probable, car les dirigeants belges ne s'entendent pas assez bien pour l'organiser. Officiellement, personne ne travaillerait donc sur la question dans les instances européennes.

Si l'hypothèse reste peu probable à court terme, la partition de la Belgique poserait néanmoins de sérieux problèmes. Et ce, quel que soit le scénario du divorce : une disparition pure et simple du royaume ou une scission de la Flandre. " Tout cela est de la science-fiction, mais de crainte de créer un précédent, l'Europe fera un accueil glacial aux nouvelles entités ", prévient Jean-Claude Piris, le juriste en chef du Conseil.

Si la Flandre fait sécession, elle quitterait du même coup l'Union européenne, après plus de cinquante ans de participation. Pour la réintégrer, elle devrait, selon les experts, poser sa candidature, et boucler de délicates négociations. Son éventuelle adhésion devrait être agréée à l'unanimité des Etats membres. Une hypothèse qui pourrait être problématique non seulement pour l'entité héritière de la Belgique mais aussi pour d'autres Etats, comme l'Espagne, qui redoutent qu'une telle issue n'ouvre la boîte de Pandore : " La réaction des Catalans et des Basques pourrait être violente ", selon un diplomate. Pour protéger son unité, Madrid fait d'ores et déjà partie des quelques Etats européens qui n'ont pas reconnu le Kosovo, un Etat qui sera un jour ou l'autre candidat à l'Union.

La question serait tout aussi délicate si la Wallonie devait être rattachée à un Etat voisin, la France en l'occurrence. Une hypothèse peu populaire dans le sud du pays, qui nécessiterait de surcroît de redessiner les frontières européennes, et, au passage, de recalculer les droits de vote de Paris.

La Belgique a, en outre, la particularité d'accueillir la " capitale " de l'Europe : Bruxelles abrite le siège de la Commission européenne, celui du Conseil, l'essentiel des activités du Parlement ou le Comité économique et social, ainsi que nombre de diplomates dépêchés par les Etats membres. Sans oublier des milliers de lobbyistes. Près de 25 000 fonctionnaires européens y travaillent.

En ces temps de crise communautaire, les institutions s'inquiètent discrètement du sort de la ville. " Il est difficile d'imaginer que, si le statut de Bruxelles reste contentieux pendant des décennies, les institutions européennes s'y maintiennent ", juge le directeur de l'Institut européen de l'université de Genève, Nicolas Levrat, en réponse aux récentes inquiétudes du quotidien La Libre Belgique. La question du déménagement serait, selon ce chercheur, difficile à contenir en cas de démembrement du pays, qui acterait la sortie au moins temporaire de ses composantes de l'Union.

L'enjeu symbolique est plus important encore. Car la Belgique n'est pas un Etat comme les autres dans le concert européen. C'est un des six pays fondateurs, volontiers fédéraliste, qui risque d'éclater pour des raisons susceptibles de miner la construction européenne : le défaut de solidarité entre le nord et le sud du pays.

" Flamands, Lombards, Catalans, Ecossais, Bavarois : tous ont en commun l'affirmation d'une forte identité culturelle régionale ", note l'eurodéputé français Alain Lamassoure : " Mais aussi une forte tentation égoïste de régions riches, lasses de payer pour les territoires moins développés de leur pays. "

Pour certains fonctionnaires bruxellois, le ressort de la crise belge serait d'ailleurs du même ordre que celui qui a vu l'Allemagne ou les Pays-Bas tergiverser jusqu'au bout avant de se porter financièrement au secours de la Grèce, au printemps. Un attentisme qui a failli faire exploser la zone euro.

Philippe Ricard (Bruxelles, bureau européen)

© Le Monde

divendres, 27 d’agost del 2010

La humanitat transforma l'atzar natural en catàstrofe

Sóc assidu lector de la pàgina quatre "planète" de Le Monde digital.

Avui (edició del 28.08.10) duu una interessant entrevista amb Salvano Briceno, director d'Estratègia Internacional per a la reducció de catàstrofes, que copio a continuació.

I encara que Salvano pren com a base les actuals catàstrofes per inundació a Xina i Paquistan, jo no puc estar-me de pensar en els trenta tres miners xilens atrapats a la mina San José, a set-cents metres de profunditat.

Manca de seguretat al treball, o multituds desplaçades i allotjades en zones de risc són coses equivalents a dir que els rics són cada cop més rics, i els pobres cada cop més miserables.

I em ve a la memòria un article del País Setmanal. acabat de llegir, sobre Noruega i com els avanços en la igualtat de gèneres, en protecció de les dones, i en protecció de la infància, estan portant a una revifalla de la natalitat.

Clar que, a Noruega, hi ha democràcia real i la riquesa del petroli descobert ha repercutit en la població i no només en les insolidàries butxaques particulars dels partidaris de Milton Friedman.

Ho sent, aquesta xalocada i els seus trenta vuit graus està portant-me a un pessimisme gens habitual en mi. Què hi farem.

Aquí va l'article citat de Le Monde.

Villes et villages se vident dans la vallée de l'Indus. Des centaines de milliers de Pakistanais continuent de fuir les inondations qui ont déjà fait 1 500 morts depuis un mois. Au Pakistan comme en Russie, en Chine ou en Inde, les catastrophes naturelles ont rendu l'été meurtrier. Mais sont-elles si naturelles ?

Plus que le climat ou l'environnement, " c'est l'intervention de l'homme qui crée la catastrophe ", estime le Vénézuélien Salvano Briceno, qui dirige à Genève la Stratégie internationale de réduction des catastrophes des Nations unies.

Depuis dix ans, cette agence noue des partenariats avec l'ensemble des agences de l'ONU, la Banque mondiale et les organisations humanitaires, pour que les stratégies d'adaptation au changement climatique et de lutte contre la pauvreté intègrent la prévention des catastrophes. Avec des progrès très lents.



Quelle leçon tirez-vous de la situation au Pakistan ?

Là-bas comme ailleurs, on ne tient pas compte des risques naturels, vus à tort comme inévitables. On a permis aux gens de s'installer sur les bords des fleuves, dans les plaines d'inondation. Des endroits où les risques étaient pourtant bien connus. C'est la principale cause de la catastrophe. Ce n'est pas l'aléa naturel qui tue les gens. Si la plupart des victimes sont mortes dans le nord, c'est parce que la guerre avait rendu la région vulnérable et fait de nombreux déplacés.



Pour vous, les catastrophes sont avant tout dues à des facteurs humains ?

L'aménagement du territoire et la politique de construction portent une responsabilité essentielle dans la fabrication des catastrophes. Elles ne sont pas naturelles. C'est l'action de l'homme qui transforme l'aléa naturel en désastre.

En Russie, la mauvaise gestion des forêts a été une des causes principales des incendies qui ont ravagé le pays. En Chine, la croissance urbaine incontrôlée et la déforestation favorisent les glissements de terrain. En Haïti, le 12 janvier, les habitants de Port-au-Prince ont été tués par leur pauvreté, pas par le tremblement de terre. Un mois plus tard, un séisme équivalent a frappé le Chili, avec infiniment moins de morts. La différence, c'est la misère, l'urbanisation des terrains à risque, l'absence de normes de construction. Chaque année, un même ouragan fait des ravages mortels à Haïti mais aucune victime à Cuba ou en République dominicaine.



Comment inverser la tendance ?

Il faut cesser de considérer la catastrophe comme un événement imparable, comprendre que ce sont les conditions du développement économique, social, urbain qui créent le risque ou le réduisent. Cela signifie, puisqu'on ne peut pas toujours éviter les aléas naturels, qu'il faut substituer une stratégie de réduction du risque, aujourd'hui largement inexistante, à la politique actuelle de gestion des catastrophes. Pour l'instant, on ne sait que répondre à la crise : c'est beaucoup plus simple. La réponse des secours chinois face aux glissements de terrain montre que la Chine est bien meilleure pour gérer les catastrophes que pour gérer les risques.

La croissance urbaine doit prendre davantage en compte le rôle des espaces naturels. Il faut renforcer les écosystèmes non seulement pour maintenir la biodiversité, mais aussi pour leur fonction de réduction des risques, qui n'est pas encore reconnue. Et si le développement des bidonvilles est encore inévitable dans bien des pays, les gouvernements peuvent guider les pauvres vers des zones moins exposées.



Nous sommes à mi-parcours de la décennie d'actions pour la prévention des catastrophes adoptée par les Nations unies à Hyogo, au Japon, en 2005. Y a-t-il eu des progrès concrets ?

Nous sommes à mi-chemin de la prise de conscience, mais au tout début de la mise en oeuvre. Certains pays, comme le Bangladesh, ont fait des choses incroyables pour diminuer la mortalité lors des cyclones. Des groupes de pays comme ceux de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) se sont engagés à traduire le cadre d'action de Hyogo dans leur législation.

Du côté des grandes agences internationales et des bailleurs de fonds, la prise de conscience existe, mais ces acteurs ne voient pas facilement à long terme. Toute l'aide internationale est centrée sur le court terme. Or, l'éducation, les systèmes d'alerte, les règles de construction, cela se bâtit sur la longue durée.



La négociation sur le climat peut-elle changer la donne ?

Oui. La question de la réduction des risques de catastrophe a été incluse dans la négociation sur le climat en 2007, dans le plan d'action de Bali. C'est toujours une des bases de la négociation pour l'adaptation des pays pauvres au changement climatique.

Quand un accord international sera enfin trouvé, ce sera un grand pas en avant : le financement par les pays riches de ces stratégies d'adaptation va dégager des ressources importantes.

Et pour s'adapter au changement climatique, les pays vulnérables devront commencer par réduire les risques liés aux aléas naturels.

Propos recueillis par Grégoire Allix


© Le Monde

dijous, 26 d’agost del 2010

Fire Paradox, un projecte interessant.

Llegit a Le Monde

Un programme européenn sur le "Paradoxe du feu"

Apprendre à vivre avec le feu : c'est l'objectif du projet européen " Fire Paradox ", lancé en 2006 par seize pays et dont les conclusions seront présentées à l'automne. Coordonné par l'équipe d'écologie des forêts méditerranéennes de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), ce programme vise à instaurer une meilleure gestion des territoires, ainsi que des méthodes plus efficaces de prévention et de lutte contre les incendies.

Il a aussi pour but d'utiliser le feu lui-même pour réguler sa progression. A côté des " feux tactiques ", ou contre-feux, opposant un front de flammes maîtrisé à la progression d'un incendie, le programme a permis d'expérimenter les " brûlages dirigés " dans plusieurs pays où ils n'avaient jamais été utilisés.

Les premiers résultats indiquent que cette technique, qui réduit les risques d'incendie, contribue aussi à limiter les émissions de CO2. Chaque année, plus de 50 000 feux détruisent en moyenne 500 000 hectares de forêts européennes.

Apprivoisé, le feu favorise la diversité des forêts

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) Envoyé spécial
Les brûlages dirigés, pratiqués dans plusieurs pays, renforcent la variété des espèces et évitent les sinistres majeurs


Difficile de faire l'apologie des feux de forêts, alors que près d'un million d'hectares de bois et de tourbières viennent de partir en fumée en Russie et que, chaque été, dans les pays méditerranéens, des centaines de milliers d'hectares sont ravagés par les flammes. Difficile vraiment, devant ce tableau de cendres et de désolations, de dépeindre un incendie avec les couleurs de la vie.

Et pourtant ! " Le feu est un danger pour l'homme, pas pour les milieux naturels, affirme Philip Roche, spécialiste des écosystèmes méditerranéens et des risques à l'Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement (Cemagref). Loin de constituer une catastrophe écologique, il favorise au contraire la biodiversité. " Démonstration sur le terrain, près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), au pied de la montagne Sainte-Victoire si chère à Cézanne.

Première étape : la Gardiole, à l'est du bloc minéral figé sous un soleil implacable, où conduit une route sinueuse percée dans la rocaille. Le site n'a pas connu d'incendie depuis 1960, date des premiers registres exhaustifs. Le couvert forestier est abondant. Il est fait d'une étendue uniforme de chênes verts (au feuillage persistant) et de chênes blancs (à feuilles caduques). Mais, en sous-bois, la végétation est plutôt pauvre : quelques arbustes, genévriers ou filaires, des fougères, des euphorbes au suc laiteux...

Seconde halte : Saint-Antonin-sur-Bayon, de l'autre côté du massif calcaire, où avait couru, en août 1989, un gigantesque incendie attisé par un violent mistral, qui avait calciné 5 000 hectares. La végétation est ici disparate, mais aussi plus riche : denses peuplements de pins d'Alep parsemés de jeunes chênes verts et chênes kermès par endroits, cistes et genévriers ailleurs, thym, romarin et lavande plus loin, hélianthèmes et fumina ici et là...

Pour le chercheur, il n'y a pas photo : " Une zone qui n'a pas brûlé présente un couvert végétal beaucoup plus homogène qu'une zone perturbée par le feu. " Or, ajoute-t-il, " la biodiversité n'existe que dans l'hétérogénéité ".

Ce constat est étayé par une étude à grande échelle que mène un étudiant en thèse, Nicolas Faivre. Celui-ci a comparé 40 parcelles du sud-est de la France et 10 autres du sud-ouest australien. Certaines n'ont jamais été consumées au cours du demi-siècle écoulé, tandis que d'autres ont subi un ou plusieurs feux. L'objectif est de mettre en relation la diversité de ces feux (leur étendue, leur intensité, leur fréquence) avec celle des paysages.

Conclusion : " On trouve en moyenne entre 20 et 35 espèces végétales différentes dans une placette qui n'a pas brûlé, alors qu'on en dénombre 50 dans une placette où sont passés des incendies. " Plus encore que la variété des espèces, c'est celle des types biologiques, ou des formes de vie (plantes à bourgeons aériens ou proches du sol, herbacées, plantes à bulbe, à tubercule ou à rhizome, plantes annuelles...), que retiennent les écologues.

L'expérience montre que les forêts possèdent d'étonnantes capacités à se régénérer naturellement après un incendie. Il existe même des végétaux qui profitent du feu pour se reproduire, comme le pin d'Alep, dont les cônes s'ouvrent sous l'effet de la chaleur, ou le ciste, dont la germination des graines est stimulée. Certains arbres recèlent aussi, dans leur écorce et dans leurs feuilles, des huiles qui favorisent leur combustion, au bénéfice des générations suivantes.

Plusieurs pays ont déjà mis la leçon en pratique. Dans l'ouest de l'Australie, le département de la conservation de l'environnement procède à des brûlages contrôlés systématiques, tous les trois à cinq ans, pour préserver la biodiversité des forêts, mais aussi pour réduire le volume de matière végétale combustible. Et, ainsi, prévenir des feux naturels qui, avec davantage de biomasse, pourraient être dévastateurs. Une technique héritée des Aborigènes qui, dans le passé, l'employaient pour dégager des espaces de pâturage ou attirer le gibier.

Les Etats-Unis, adeptes du let it burn (laisser brûler), dès lors que des vies humaines ne sont pas en danger, s'efforcent pour leur part de rétablir le régime historique des feux naturels.

Autre exemple, l'Afrique du Sud, qui, dans l'immense parc national Kruger, effectue des brûlages dirigés pour maintenir la diversité végétale et animale. En Scandinavie, les feux contrôlés sont même utilisés pour accroître la productivité forestière.

En France en revanche, les brûlages volontaires ne sont réalisés que sur quelques milliers d'hectares, à des fins de gestion de plantations. Comme dans l'ensemble de l'Europe, la densité de l'habitat, sur des territoires de petite taille, justifie le choix de combattre les feux dès leur départ.

Il est douteux que les modèles australien ou américain soient transposables aux forêts méditerranéennes. Sans se poser en pyromanes, les spécialistes des écosystèmes forestiers estiment toutefois que, " dans les secteurs qui s'y prêtent, le recours aux incendies contrôlés est une option à considérer sérieusement ".

Pour Philip Roche, " le feu est l'un des éléments qui ont modelé la mosaïque du paysage méditerranéen, avec ses garrigues et ses maquis caractéristiques. La question - elle est posée à la société - est de savoir si l'on veut conserver son intégrité, c'est-à-dire sa diversité. "

Tout est affaire de juste mesure. D'autres travaux ont montré que, si un incendie peut être bénéfique pour une forêt, la répétition de feux rapprochés la condamne à coup sûr. Il existe un effet de seuil : un massif forestier peut se remettre d'une succession de trois incendies en cinquante ans. Mais le quatrième est fatal.


Pierre Le Hir

© Le Monde

De totes formes, pel que sé, els països (EEUU, Austràlia) que utilitzen aquest sistema, tampoc no es lliuren dels grans incendis incontrolats i devastadors.

dimarts, 20 de juliol del 2010

Lluita contra la Sida. Una notícia esperançadora

Llegit a Le Monde (Versió digital del 21.07.2010):

Un gel réduit les risques de sida chez les femmes

Vienne Envoyée spéciale

Les résultats d'une étude, dévoilés lundi à Vienne, constituent une avancée majeure pour la prévention du virus VIH

C'est une des grandes nouvelles de la Conférence internationale sur le sida, qui s'est ouverte à Vienne, dimanche 18 juillet. Une nouvelle qui fera date dans l'histoire de la lutte contre cette terrible maladie sexuellement transmissible. Pour la première fois, un gel vaginal contenant un produit antirétroviral a montré sa capacité à bloquer la transmission du virus VIH.

Présentés lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Onusida, ces résultats, s'ils se confirment, pourraient déboucher, selon le directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), Jean-François Delfraissy, sur " une large disponibilité de ce gel dès janvier 2011 ".

Depuis près de vingt ans, une dizaine d'essais de gels " microbicides " ont déjà été réalisés. Sans succès. Au mieux, ils ne protégeaient de rien, au pire ils entraînaient une surcontamination par le VIH. Jusqu'à ce qu'apparaissent, il y a quelques années, des gels de nouvelle génération, contenant non plus des produits toxiques à large spectre mais des substances spécifiquement dirigées contre les rétrovirus.

C'est dans ce contexte qu'a démarré, début 2007, l'essai " Caprisa ". Conduit par Salim et Quarraisha Abdool Karim, un couple de médecins chercheurs du Centre pour le programme de recherche sur le sida en Afrique du Sud (Caprisa), il a été mené dans l'Etat du Natal. Les femmes, en majorité zouloues, y sont séropositives dans une proportion élevée : près de 10 % chez les filles de moins de 16 ans, 50 % chez les femmes de plus de 24 ans. Un des taux de prévalence les plus importants du monde dans cette catégorie de population.

L'essai avait pour objet de tester l'efficacité d'un gel microbicide contenant à hauteur de 1 % du ténofovir, un antiviral très utilisé dans le traitement des séropositifs. Ce test randomisé a démarré avec 889 femmes âgées de 18 à 40 ans, toutes séronégatives, sexuellement actives et à haut risque de devenir séropositives.Sur les 843 qui participèrent jusqu'au bout à l'expérience, 422 reçurent du gel avec ténofovir, et 421 un gel placebo. Toutes avaient pour consigne d'utiliser une dose de gel à peu près douze heures avant une relation sexuelle, puis une autre douze après. Elles furent suivies chaque mois pendant trente mois, tant sur l'usage du gel que sur la fréquence de leurs relations sexuelles.

Trois ans plus tard, les résultats sont là. Et ils sont plus qu'encourageants. Publiés en ligne, mardi 20 juillet, par la revue Science, ils montrent que le gel avec ténofovir, comparé au gel placebo, a réduit les infections par le VIH de 39 %. Plus précisément : de 28 % chez les femmes qui l'utilisaient mal, de 38 % chez celles qui l'utilisaient plus ou moins bien, et de 54 % chez celles qui s'en servaient avec régularité. Toutes semblent avoir bien toléré le gel.

" Si ces bons résultats se confirment, on disposera pour la première fois d'un outil de prévention que les femmes peuvent gérer elles-mêmes. C'est très important, notamment pour les pays du Sud ", commente M. Delfraissy, qui rappelle que les méthodes préconisées jusqu'alors (préservatif et pratiques sexuelles) étaient pour l'essentiel " entre les mains des hommes ". Selon les responsables de Caprisa, ce gel pourrait " remplir un manque important dans la prévention contre le VIH, surtout pour les femmes incapables de négocier avec succès une monogamie mutuelle ou l'usage du préservatif ".

" Les femmes représentent la majorité des nouveaux cas d'infection par le VIH dans le monde, ces résultats constituent donc une étape importante pour fournir à une population à risque un outil de prévention sans danger et efficace ", estime Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Le tout pour un coût abordable : de 8 et 15 centimes d'euros par application.

L'étude qui vient de s'achever était un essai de phase 2, visant à établir l'innocuité et l'efficacité d'un produit sur un échantillon de population relativement réduit. Ses résultats seront-ils validés par un essai de phase 3, portant sur plusieurs milliers de femmes ?

Ou bien l'OMS et l'Onusida, qui annoncent vouloir tenir en Afrique du Sud, au mois d'août, une consultation d'experts sur ce sujet, décideront-ils d'accélérer la procédure du fait de la situation d'urgence qui sévit sur le continent ? Les femmes y représentent près de 60 % des cas d'infection par le VIH, et les plus jeunes d'entre elles, dans certains pays, ont trois fois plus de risque de devenir séropositives que les hommes. Dans la majorité des cas, elles contractent le virus à l'occasion d'un rapport sexuel avec un partenaire infecté.

Catherine Vincent

© Le Monde

Unes poques anotacions i una adreça:

1- Sudàfrica no només serveix per organitzar mundials de futbol. Afortunadament.

2- Aquest gel i la seua aplicació depèn únicament i exclusiva de les dones. Cosa importantíssima en una regió com l'Àfrica on la transmissió de la Sida és fonamentalment a través dels contactes heterosexuals sense preservatiu.

3- El remei sembla relativament barat. Vull dir que els governs de la regió s'hi hauran d'implicar per a què a les usuàries els hi surti a ser possible gratuït.

http://www.caprisa.org/joomla/

dimecres, 19 de maig del 2010

Previsions, segons l'FMI d'endeutament per enguany. I doncs, de què collons parlem?

Llig avui a Le Monde un interessant article: "La crisi del deute. Volta al món dels propers objectius" (dels especuladors, supose)

L'article inclou un gràfic (un mapa) dels països, segons l'endeutament previst per l'FMI, per la fi d'enguany 2010.



A sota d'aquest gràfic hi figura el següent text, no sé si com a subtítol de l'article o del propi gràfic:

Després de Grècia, primera víctima del desafiament dels mercats, nombrosos països s'hi troben directament amenaçats.

I jo em pregunte, si ens comparem amb bona part dels nostres col·legues europeus, sempre atenent a les úniques coses que els amics de l'FMI (fervents seguidors de Milton Friedman i l'escola de Xicago) estimen importants, ens trobem en molt millor situació que no pas ells.

Clar que, pels que no combreguem amb aquestes idees de capitalisme salvatge (idees de lladregot mafiós si parlem amb propietat) i creiem que l'atur que patim és molt més important, aquestes dades de l'FMI la única cosa que ens indiquen és que necessitem incrementar els controls monetaris i financers i modificar (a nivell europeu, això sí, i aquesta n'és la dificultat) els codis penals per poder tancar a la presó sota vint-i-una claus, els especuladors i els seus acòlits (alts executius de la majoria dels bancs, fonamentalment).

Ah, i crear una sèrie d'imposts sobre els beneficis dels bancs que superin un cert percentatge, no gaire elevat (el percentatge, clar, no l'impost; aquest darrer quan més elevat millor), si us plau.

Desgraciadament, açò no serà més que un altre brindis al sol, però que consti que s'ho mereixen.

dilluns, 17 de maig del 2010

dissabte, 15 de maig del 2010

Le juge Garzon réveille les plaies de l'Espagne. Editorial de Le Monde

Aquesta és l'editorial del diari Le Monde de 16.05.2010 (vista en edició on-line avui 15.05 (coses del directe)

Le juge Garzon réveille les plaies de l'Espagne

Il est célèbre et respecté dans le monde entier pour les enquêtes qu'il a menées sur les crimes de diverses dictatures, notamment en Amérique latine, en vertu de la notion de justice universelle, dont il est un pionnier. Pourtant, le juge Baltasar Garzon va prochainement s'asseoir dans le box des accusés d'un tribunal de Madrid. Sa faute ? Avoir tenté d'ouvrir, pour la première fois en Espagne, le dossier des exactions commises par les franquistes lors de la guerre civile, puis sous la dictature de Francisco Franco.

Ces crimes ont été amnistiés en 1977 pour permettre à une démocratie convalescente de se reconstruire sur le fameux " pacte de l'oubli ". En requalifiant les disparitions de dizaines de milliers de républicains en crimes contre l'humanité, donc imprescriptibles, ce juge atypique a joué avec les limites du droit espagnol pour les besoins de la cause. Cet écart procédural lui vaut d'être suspendu de ses fonctions en attendant son procès. A 54 ans, il risque une peine de douze à vingt ans d'interdiction d'exercer : sa carrière serait terminée.

L'affaire Garzon soulève deux questions embarrassantes pour l'Espagne d'aujourd'hui. L'acharnement évident d'une partie de la magistrature à se débarrasser d'un électron libre incommode traduit un inquiétant dysfonctionnement institutionnel. Pour avoir voulu se construire en réaction au franquisme, l'Espagne démocratique a accouché d'institutions malades de leur politisation, au premier rang desquelles la justice.

Et surtout, la stratégie de l'oubli n'a pas fonctionné. Plus que la défense d'un magistrat à la personnalité et aux méthodes controversées, la mobilisation de dizaines de milliers de personnes, ces dernières semaines à Madrid et ailleurs visait " l'impunité du franquisme ". Les manifestants réclamaient " vérité, justice, réparation et solidarité avec les victimes ", brandissant des photos en noir et blanc d'un grand-père ou d'un grand oncle enterrés quelque part dans les nombreux charniers de la guerre civile.

Ces Espagnols vivent mal qu'on veuille punir le seul magistrat qui, contre vents et marées, a cherché à les aider. En commençant à ouvrir les fosses au début des années 2000, ils ont inspiré au gouvernement Zapatero une loi " sur la mémoire historique ", destinée à " fermer, honorablement pour tous, un chapitre tragique de l'histoire ". Peine perdue : l'affaire Garzon révèle la persistance de deux Espagne héritées de la guerre civile. Il n'y a plus ni " rouges " ni " nationaux ", mais une droite et une gauche prêtes à en découdre à tout propos.

En 1998, en ordonnant l'arrestation d'Augusto Pinochet, Baltasar Garzon avait gêné le gouvernement de M. Aznar, qui prônait auprès des démocraties d'Amérique latine l'exemple de la transition espagnole, fondée sur une amnésie volontaire. Aujourd'hui, les conservateurs refusent qu'on rouvre " les plaies anciennes ", alors que les associations de défense des droits de l'homme, les syndicats et les juristes qui soutiennent Baltasar Garzon interrogent : " Les victimes de Franco valent-elles moins que celles de Pinochet ? "

dissabte, 27 de març del 2010

El camins del Senyor són inexcrutables

Trobat a Le Monde



Els camins del Senyor són impenetrables

Però n'hi ha cada un...

dilluns, 27 de juliol del 2009

La contaminació sonora amenaça els mamífers marins. Un article de Le Monde

Un article de Le Monde

LA POLLUTION SONORE MENACE LE MAMMIFÈRES MARINS



Les sonar militaires à basse fréquence et la prospection pétrolière offshore provoquen la mort de grands cétacés.

La mer, monde du silence? Poétique, mais faux. L'environnement marin est empli de bruits naturels provenant des vagues, du vent et de la pluie, ainsi que des sons émis par les organismes vivants. Auxquels s'ajoutent, et de manière croissante, les sons d'origine humaine. Une véritable pollution sonore dont les conséquences peuvent être dramatiques pour les mammifères marins, et contre laquelle se mobilise un nombre croissant de scientifiques et d'environnementalistes.

Le 24 septembre 2002, entre les Canaries et le détroit de Gibraltar, des bateaux de l'OTAN procèdent à un exercice. Le même jour, 14 baleines à bec s'échouent sur les plages avoisinantes. L'autopsie révèle des lésions au niveau des oreilles internes. Cet échouage massif n'est pas le premier, mais cette fois, le doute n'est plus permis : des sons de forte puissance peuvent provoquer la mort de grands cétacés, déjà fortement menacés par la chasse et la pêche.

Principaux accusés : les sonars militaires à basse fréquence employés pour détecter les sous-marins, et les canons à air de forte puissance utilisés pour la prospection pétrolière offshore. " Depuis les années 1990, plusieurs échouages, majoritairement de baleines à bec, ont été corrélés avec des exercices navals mettant en oeuvre des sonars actifs de forte puissance, et parfois également avec des tirs sismiques ", confirme Xavier Lurton, coauteur d'un rapport sur l'analyse des risques de la pollution sonore pour les mammifères marins.

"Smog acoustique"

Responsable à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) du service acoustique sismique de Brest, ce spécialiste rappelle que la marine américaine comme l'industrie pétrolière offshore ont consenti des investissements importants, ces dernières années, " pour financer auprès de la communauté académique des études visant à limiter ces risques ". Et que plusieurs pays (Australie, Nouvelle-Zélande, Brésil, Royaume-Uni) ont mis en place des réglementations plus contraignantes en matière d'exploration pétrolière offshore.
Tout n'est pas résolu pour autant, loin s'en faut. Car les flottes de commerce croissent au rythme de la mondialisation, et emplissent les mers d'un constant grondement. Selon le rapport de l'Ifremer, l'intensité sonore y aurait ainsi augmenté en moyenne, depuis un demi-siècle, " de 10 décibels dans la gamme des centaines de Hz ". Un " smog acoustique " d'autant plus gênant que les mammifères marins ont recours à l'écholocalisation pour communiquer, se repérer ou rechercher leur nourriture. La cacophonie ambiante leur fait perdre le sens de l'orientation, les oblige à abandonner certains habitats, multiplie les dangers de collision avec les navires. Venant s'ajouter au bilan de la chasse baleinière légale (1 500 animaux par an) et aux captures accidentelles de dauphins et de cétacés par les filets de pêche (plusieurs dizaines de milliers par an), ces perturbations menacent un peu plus la survie des espèces les plus menacées.

" Pour mieux comprendre la manière dont cette pollution sonore affecte ces animaux, il faut d'abord établir la source de ces bruits, et la manière dont ils se propagent ",précise Michel André, directeur du laboratoire d'applications bioacoustiques à l'université polytechnique de Catalogne (Espagne). Son équipe travaille à définir le seuil maximal de bruit tolérable par les cétacés, et à établir une cartographie de la pollution sonore sur les côtes espagnoles. Michel André espère élargir ce dernier projet au niveau mondial grâce à la campagne Changing Oceans, lancée le 10 juillet, à Marseille, par la fondation suisse Antinea : une expédition menée à bord d'un ancien navire de guerre visant à recueillir des données sur une centaine d'aires marines protégées mais qui cherche encore l'essentiel de son financement.

Urgence à agir

En attendant, que faire ? En décembre 2008, à la neuvième conférence des parties de la Convention sur les espèces migratoires (CMS), la Communauté européenne a présenté un projet de résolution invitant instamment la communauté internationale à examiner des mesures visant à réduire le bruit sous-marin. Création de " zones de protection " dans les mers et les bassins fermés, meilleur contrôle des niveaux sonores, constitution de bases de données indiquant la provenance des sons produits par l'homme : tout ou presque reste à mettre en oeuvre.

Et il y a urgence à agir. Selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), publié fin 2007, l'augmentation des niveaux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère va entraîner une acidification des mers et des océans. Or, cette acidification pourrait contribuer à rendre l'environnement marin plus bruyant, en diminuant la capacité d'absorption des sons à basse fréquence. Si rien ne vient enrayer cette évolution, les baleines, demain, pourront-elles encore s'entendre chanter?

Catherine Vincent

© Le Monde

LA CONTAMINACIÓ SONORA AMENAÇA ELS MAMÍFERS MARINS

Els sonars militars de baixa freqüència i la prospecció petrolífera offshore provoquen la mort de grans cetacis

La mar, un món de silenci? Poètic, però fals. El medi marí és plé de sorolls naturals que provenen de les onades, del vent i de la pluja, així com del sons emesos pels organismes vius. A tots aquests sorolls s'afegeixen, en forma creixent, els sons d'origen humà. Una veritable contaminació sonora les conseqüències de la qual poden ser dramàtiques per als mamífers marins, i contra la qual es mobilitza un nombre creixent de científics i ecologistes.

El 24 de setembre de 2002, entre les Canàries i el districte de Gibraltar, vaixells de l'OTAN feien uns exercicis. El mateix dia, 14 balenes picudes (zífids) quedaven varades a les platges veïnes. L'autòpsia revelà lesions a l'oïda interna. Aquest varament massiu no havia estat el primer, però aquest cop, no hi hagué cap dubte: els sons d'alta potència poden provocar la mort de grans cetacis, ja fortament amenaçats per la caça i la pesca.

Principals acusats: els sonars militars de baixa freqüència emprats per detectar els submarins, i els canons d'aire a pressió utilitzats per a la prospecció petrolífera offshore. “Desde els anys 1990, molts varaments, majoritàriament de zífids, han estat relacionats amb exercicis navals que utilitzaven sonars actius de forta potència, i també amb trets sísmics”, confirma Xavier Lurton, coautor d'un article sobre l'anàlisi dels riscos de la contaminació sonora per als mamífers marins.

“Smog acústic”

Responsable a l'Institut francès d'investigació per a l'explotació de la mar (Ifremer) del servei acústic sísmic de Brest, aquest especialista recorda que la marina americana com la indústria petrolífera offshore han comportat importants inversions, aquests darrers anys, “per a finançar dins la comunitat acadèmica estudis en vistes a limitar aquests riscos”. I que molts països (Austràlia, Nova Zelanda, Brasil, Regne Unit) han posat en marxa reglamentacions restrictives en matèria d'explotació petrolífera offshore.

No tot ha estat resolt tanmateix, lluny d'això. Perquè les flotes de comerç creixen al ritme de la globalització, i omplen les mars d'un fragor constant. Segons l'estudi de l'Ifremer, la intensitat sonora s'hauria incrementat de mitjana, en cinquanta anys, “en 10 decibels en la gamma dels centenars de Hz”. Un “somg acústic” absolutamen vergonyós si tenim en compte que els mamífers maris acudeixedn a l'ecolocalització per comunicar-se, navegar o cercar el seu aliment. La cacofonia ambiental els fa perdre el sentit de l'orientació, els obliga a abandonar certs hàbitats, multiplica els perills de colisió amb els vaixells. Tot açò afegit al balanç de la caça balenera legal (1500 animals l'any) i a les captures accidentals de dofins i de cetacis per les xarxes de pesca (moltes desenes de miler l'any), aquestes perturbacions amenacen un poc més la supervivència de les espècies més amenaçades.

“Per comprendre millor la manera en la qual aquesta contaminació sonora afecta aquests animals, cal primer establir la font d'aquests sorolls, i la manera en la qual es propaguen”, precisa Michel André, director del laboratori d'aplicacions bioacústiques a la universitat politècnica de Catalunya (Espanya). El seu equip treballa en definir el soroll màxim tolerable per als cetacis, i en establir una cartografia de la contaminació sonora a les costes espanyoles. Michel André confia en ampliar aquest darrer projecte a nivell mundial gràcies a la campanya Chanching Oceans, llançada el 10 de juliol, a Marsella, per la fundació suïssa Antinea: una expedició a bord d'un antic navili de guerra que pretèn recollir dades d'un centenar d'àrees marines protegides però que encara està buscant la major part del seu finançament.

Urgència d'actuar

Mentrestant, què fer? En desembre del 2008, a la novena conferència dels components de la Convenció sobre les espècies migratòries (CMS), La Comunitat Europea va presentar un projecte de resolució en què instava a la comunitat internacional a adoptar mesures tendents a reduir el soroll submarí. La creació de “zones de protecció” de la mar i les conques tancades, un millor control dels nivells sonors, la constitució de bases de dades que indiquin l'origen dels sons produïts per l'home: quasi tot està per fer.

I hi tenim urgència d'actuar. Segons l'informe del Grup intergovernamental d'experts sobre l'evolució del clima (GIEC), publicat a finals de 2007, l'augment dels nivells de diòxid de carboni a l'atmosfera implicà una acidificació de les mars i oceans. A més, aquesta acidificació podria contribuir a transformar el medi marí en més sorollós, al disminuir la capacitat d'absorció de sons de baixa freqüència. Si no invertim aquesta tendència, podrem continuar, demà, sentint cantar les balenes?

Catherine Vincent

© Le Monde

dilluns, 18 de maig del 2009

La policia no és tonta. Ni tan sols a França

Moltes vegades hem sentit l'acudit aquell de:

La policia no és tonta: veuen una burilla i diuen, aquí han fumat.

Avui, Plantu, a Le Monde ens ofereix una variant més cruel encara:



A la imatge de l'esquerra:

Saint-Denis, emboscada amb armes de guerra. Bronca de carrer?, gran bandidatge? La policia investiga.

A la imatge de la dreta

Haute-Garonne. Un profe de mates apunyalat per un alumne. Incivisme? Tràfic d'ossets de peluix? La policia investiga.

dimarts, 5 de maig del 2009

Els camins del virus passen pels dels billets d'un dòlar sobre internet.

Llegit avui a Le Monde

Les chemins du virus passent par les billets de 1 dollar, sur Internet

En lançant cette idée tout à fait saugrenue, en décembre 1998, Hank Eskin devait être assez loin de penser qu'elle aiderait les scientifiques, dix ans plus tard, à prévoir la propagation d'une épidémie sur le sol américain. De quoi s'agit-il ? D'un site Web baptisé Where's George? (" Où est George? ") et dont le projet est d'organiser une sorte de traçabilité des billets de banque américains. Le " George " dont il est question n'est autre, en effet, que le président américain George Washington (1732-1799), dont le visage orne les coupures d'un dollar.

En posar en marxa aquesta idea bastant absurda, al desembre de 1998, Hank Eskin devia ser molt lluny de pensar que ajudaria els científics, deu anys més tard, a predir la propagació d'una epidèmia sobre el sol americà. De què es tracta? D'un lloc web batejat Where's George? ("On hi és George?") el projecte del qual és el d'organitzar una mena de traçabilitat dels billets de banc americans. El "George" en qüestió no és altre, en efecte, que el president americà George Washinton (1732-1799), la cara del qual adorna les denominacions d'un dòlar.

Al poner en marcha esta idea bastante absurda, en diciembre de 1998, Hank Eskin debía estar muy lejos de pensar que ayudaría a los científicos, diez años más tarde, a predecir la propagación de una epidemia en suelo americano. ¿De qué se trata? De un sitio web denominado ¿Were's George? ( "¿Dónde está George?") cuyo proyecto es organizar una especie de trazabilidad de los billetes de banco americanos. El "George" en cuestión no es otro, de hecho, que el Presidente norteamericano George Washington (1732-1799), cuyo rostro adorna las denominaciones de un dólar.

Par simple jeu, les internautes peuvent indiquer sur Wheresgeorge.com le numéro de série des billets de banque en leur possession ainsi que l'endroit où ils se trouvent. Ceux qui ont eu une coupure bancaire entre les mains et qui se sont fait connaître de Wheresgeorge.com peuvent ainsi tout savoir de ses pérégrinations ultérieures - pour peu que d'autres acceptent de jouer le jeu. Un jeu auquel il faut bien reconnaître une forme de poésie...

Simplement com un joc, els internauts poden indicar a Weresgeorge.com el número de sèrie dels billets de banc que posseeixen al temps que l'indret on s'hi troben. Aquells que han tingut un billet de banc entre les mans i s'han inscrit a Wheresgeorge.com poden conéixer així les peregrinacions posteriors - a poc que d'altres accepten de jugar aquest joc. Un joc al qual cal reconéixer-li una certa poesia...

Simplemente como un juego, los internautas pueden indicar en Weresgeorge.com el número de serie de los billetes de banco que poseen, así como el lugar en que se encuetran. Los que han tenido un billete de banco entre las manos y se han inscrito en Wheresgeorge.com pueden conocer de este modo las peregrinacioens posteriores - por poco que otros acepten jugar este juego. Un juego al que debemos reconocerle una cierta poesía...

Le rapport avec l'épidémie de grippe A (H1N1) peut sembler lointain. Mais la base de données générée par le site de Hank Eskin - considérable - a permis à l'équipe de chercheurs dirigée par Dick Brockemann (Northwestern University) de fonder un modèle de déplacement des populations américaines. Le cheminement de l'argent n'est, après tout, guère différent de celui des femmes et des hommes qui l'ont en poche...

La relació amb l'epidèmia de la grip A (H1N1) pot semblar llunyana. Però la base de dades generada per l'adreça web de Hank Eskin -considerable- ha permès a l'equip de cercadors dirigit per Dick Brockemann (Nortwestern Univerity) crear un model de desplaçament de les poblacions americanes. La migració dels diners no és, després de tot, gaire diferent de la de les dones i homes que els tenen a la butxaca.

La relación con la epidemia de la gripe A (H1N1) puede parecer distante. Pero la base de datos generados por el sitio web de Hank Eskin - considerable - ha permitido que el equipo de investigación dirigido por Dick Brockemann (Northwestern University) pueda establecer un modelo de desplazamiento de las poblaciones americanas. El flujo de dinero no es, después de todo, muy diferente del de las mujeres y los hombres que lo tienen en el bolsillo ...

140 MILLIONS DE COUPURES

En mêlant aux données des transporteurs aériens les trajets des quelque 140 millions de coupures bancaires enregistrées sur le site, les chercheurs ont pu bâtir un modèle de propagation des épidémies - puisqu'un rapport très étroit existe entre les déplacements d'une population et la diffusion des maladies qu'elle porte.

En combinar les dades de les companyies aérees amb els trajectes dels prop de 140 milions de bitllets bancaris registrats a la pàgina web, els cercadors han pogut bastir un model de propagació d'epidèmies - ja que hi ha una relació molt estreta entre els desplaçaments d'una població i la difusió de les malalties que sofreix.

Al combinar los datos de las rutas de las compañías aéreas con unos 140 millones de billetes bancarios registrados en el sitio, los investigadores han sido capaces de construir un modelo de propagación de epidemias - dada la muy estrecha relación entre los desplazamientos de la población y la difusión de la enfermedad que ésta transporta.

Résultats? Le modèle de l'équipe de Dick Brockemann prévoit que 600 à 700 cas de grippe A (H1N1) devraient s'être déclarés sur le sol américain au 14 mai. La prévision monte à quelque 2 000 à 2 200 cas pour le 28 mai.

Resultats? El model de l'equip de Dick Brockemann preveu que entre 600 i 700 casos de grip A (H1N1) podrien haver-se declarat sobre sol americà al 14 de maig. La previsió puja a entre 2000 i 2200 casos per al 28 de maig.

¿Resultados? El modelo del equipo de Dick Brockemann prevé que entre 600 y 700 casos de gripe A (H1N1) podrían ser declarados sobre suelo americano para el 14 de mayo. La previsión aumenta a entre 2000 y 2200 los casos previstos para el 28 de mayo.

Le modèle est d'un grand secours aux autorités sanitaires : il n'anticipe pas uniquement le nombre total de malades, il peut également cibler les zones les plus à risque, celles dans lesquelles le virus devrait faire irruption en première instance. En l'occurrence, les villes de Los Angeles, Dallas, Miami, Houston, New York et Chicago.

El model és de gran ajuda per a les autoritats sanitàries: no només anticipa el nombre total de malalts, sinó que pot també determinar les zones de més risc, aquelles a les que el virus hauria de fer irrupció en primer lloc. En aquest cas, les ciutats de Los Angeles, Dallas, Miami, Houston, New York i Chicago.

El modelo es de gran ayuda para las autoridades sanitarias: no sólo prevé el número total de pacientes, sino que puede determinar también las zonas de mayor riesgo, aquellas en las que el virus irrumpiría en primera instancia. En este caso, las ciudades de Los Ángeles, Dallas, Miami, Houston, Nueva York y Chicago.

Les chercheurs disent s'attendre à ce que la réalité soit inférieure à leurs projections. En effet, " les scénarios présentés ne tiennent pas compte des actions menées pour contrer l'épidémie ", explique Alain Barrat (CNRS, Centre de physique théorique de Marseille).

Els investigadors confien que la realitat siga inferior a les seues projeccions. En efecte, "els escenaris presentats no tenen en compte les accions empreses contra l'epidèmia", explica Alain Barrat (CNRS, Centre de física teòrica de Marsella).

Los investigadores confían en que la realidad sea inferior a sus proyecciones. De hecho, los escenarios no incluyen las medidas adoptadas para contrarrestar la epidemia ", dice Alain Barrat (CNRS, Centro de Física Teórica en Marsella).

Toutefois, le modèle anticipait un total d'environ 160 cas au 3 mai et les autorités sanitaires en ont finalement recensé plus de 220 ce dimanche...

De totes maneres, el model anticipava un total d'alrededor de 160 casos per al 3 de maig i les autoritats sanitàries finalment n'han censat més de 220 el passat diumenge...

De todas formas, el modelo anticipaba un total de alrededor de 160 casos para el 3 de mayo y las autoridades sanitarias finalmente han censado más de 220 el pasado domingo...

" Il est très difficile d'anticiper certains effets, explique M. Barrat. En particulier la réaction des populations, dont le comportement joue un rôle central dans la propagation d'une épidémie. "

És molt difícil anticipar certs efectes, explica M. Barrat. En particular la reacció de la gent, el comportament de la qual juga un paper central en la propagació d'una epidèmia."

Es muy difícil anticipar ciertos efectos, explica M. Barrat. En particular la reacción de la gente, cuyo comportamiento juego un papel central en la propagación de una epidemia."

Stéphane Foucart

© Le Monde

dimecres, 15 d’abril del 2009

Centenars d'orangutans descoberts a l'illa de Borneo

Sembla que a Borneo, a les muntanyes poc accessibles del Kalimantan oriental, s'han trobat més nius dels esperats d'aquest cosí proper nostre, quasi quasi germà, l'Orang-Hutan, home de la selva en malai.

Aquesta bona notícia ens dóna un petit descans en la carrera contra rellotge contra l'extinció d'aquest magnífic propparent.

Els subratllats en roig són meus, no del diari.




Des centaines d'orangs-outangs découverts à Bornéo

Chercheurs et ONG espèrent organiser la survie en milieu naturel de ce primate menacé de disparition

Les orangs-outangs seront-ils sauvés de l'extinction par leurs habitudes vespérales, eux qui, chaque soir, installent haut dans les arbres le couchage de branches et de feuilles dans lequel ils passeront la nuit ? Pour leurs protecteurs, en tout cas, ces nids sont providentiels. Sans eux, la présence en forêt du paisible - mais farouche - primate roux resterait le plus souvent insoupçonnée.

Et l'organisation non gouvernementale (ONG) américaine The Nature Conservancy n'aurait sans doute pas pu annoncer, lundi 13 avril, cette bonne nouvelle : plusieurs centaines, voire plusieurs milliers, d'orangs-outangs vivent actuellement dans les forêts peu accessibles de Kalimantan-Est, dans la partie indonésienne de l'île de Bornéo. Une bouffée d'oxygène pour ce grand singe hautement menacé de disparition, qui renforce l'espoir de pouvoir organiser sa survie en milieu naturel avant qu'il ne soit définitivement trop tard.

La recherche d'orangs-outangs dans cette région précise ne doit rien au hasard. En 2002 déjà, dans cette même province, l'ONG avait annoncé la présence inespérée de 1 000 à 2 000 individus sur le district de Berau. C'est sur le district voisin, celui de Kutai, que la nouvelle étude a été menée. Comme précédemment, elle a consisté à compter, sur une petite portion de la forêt, le nombre de nids repérables depuis le sol, puis à extrapoler à la zone tout entière.

Et la récolte, à raison de 219 nids observés de part et d'autre d'un tronçon de route de dix kilomètres, s'est révélée fructueuse. " Il y a là au moins plusieurs centaines d'individus, voire 1 000 ou 2 000 ", a commenté Erik Meijaard, spécialiste de l'espèce à The Nature Conservancy. Un effectif d'autant plus estimable que cette zone montagneuse, accidentée et calcaire, n'avait a priori guère d'atouts pour séduire le grand primate arboricole, qui lui préfère de très loin les régions de plaines marécageuses.

La raison de sa présence dans ce lieu reculé ? Elle n'est, hélas, que trop évidente. Selon Nardiyono, le scientifique indonésien ayant mené cette observation pour le compte de l'ONG américaine, les orangs-outangs ont fui vers cette zone après les terribles incendies qui ont dévasté une partie de Kalimantan en 1997 et 1998.

Les chercheurs, qui ont eu le privilège de rencontrer deux d'entre eux - un mâle, puis une femelle - sont en mesure d'affirmer qu'il s'agit de Pongo pygmaeus morio : une sous-espèce au pelage plus brun que roux, et qui, précise M. Meijaard, " s'adapte mieux aux conditions difficiles que les autres ".

" L'HOMME DE LA FORÊT "

Pour le grand singe, cette région de Bornéo constituerait ainsi un véritable refuge. Car l'animal, qui ne subsiste en liberté que dans les seules îles de Sumatra et de Bornéo, y voit les forêts tropicales se réduire comme peau de chagrin, au profit de la culture du palmier à huile. Pour l'orang-outang (" l'homme de la forêt " en malais), qui se nourrit, s'accouple, se repose et se déplace dans les arbres, cette évolution constitue une question de survie. Et la situation est d'autant plus préoccupante que les parcs nationaux eux-mêmes, à Sumatra comme à Bornéo, ne sont plus à l'abri des convoitises économiques.

" Dans le sud de Bornéo, on est en train de réviser les frontières des parcs nationaux pour agrandir les palmeraies. Notamment le parc de Tanjung Puting, le plus riche en orangs-outangs ", précise la naturaliste Emmanuelle Grundmann, qui revient tout juste d'une mission dans l'est de l'Asie. En 2007, un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) estimait qu'au rythme actuel, 98 % de la forêt aurait disparu de Sumatra et Bornéo en 2022.

Dans ce contexte, l'isolement dont bénéficient encore certaines régions de l'Est pourrait représenter la solution de la dernière chance. Pour le grand singe comme pour nous-mêmes. Parce que l'orang-outang figure, avec le chimpanzé, parmi les animaux les plus proches de l'homme en termes d'intelligence et de patrimoine génétique. Il est donc des plus utiles pour l'étude de certaines maladies complexes, telle la maladie d'Alzheimer. Mais aussi, estime le paléoanthropologue Pascal Picq, " pour une raison morale ". Si nous laissons en conscience disparaître des espèces aussi proches de nous, quel frein, en effet, opposerons-nous à la disparition du reste du monde vivant ?

Catherine Vincent

© Le Monde

MOINS DE 60 000 INDIVIDUS EN LIBERTÉ DANS LE MONDE

Espèces De tous les grands singes génétiquement proches de l'homme, les orangs-outangs sont les seuls à vivre sur le continent asiatique. On distingue deux espèces : celle de Sumatra, Pongo abelii, au pelage très orangé ; celle de Bornéo, Pongo pygmaeus.

Population Les orangs-outangs étaient plus de 300 000 au début du XXe siècle.

En 2008, leur nombre était estimé à 6 600 individus à Sumatra et à 49 000 à Bornéo. Plus de 75 % d'entre eux vivent à l'extérieur des parcs nationaux, ce qui implique, pour les protéger, de prendre des mesures propres à chaque région.

Mode de vie Nomade, le plus grand mammifère strictement arboricole sillonne la forêt à la recherche de fruits, d'écorces ou de feuilles. L'orang-outang n'a généralement qu'un petit par portée, qui passe les huit premières années de sa vie en compagnie de sa mère.

dissabte, 11 d’abril del 2009

Tenen futur els dirigibles?

Fa prop d'un any vaig deixar una notícia en aquest bloc, Tornaran els zeppelins? on em feia ressò d'una notícia sobre el projecte de fabricació i utilització per Boeing de dirigibles per transportar grans càrregues.

Avui llegesc a Le Monde que el consorci s'ha desfet i el projecte perilla.

Una mala notícia, pels temps que corren.




Quel avenir pour les dirigeables-cargos?

Annoncé en juillet 2008, le projet de dirigeable gros-porteur de Boeing et de la firme canadienne SkyHook International Inc. semble soumis à quelques turbulences. En février, Pete Jess, le patron de Skyhook et inventeur du concept, s'est désengagé du consortium. La société estime cependant pouvoir poursuivre le développement du programme.

Pete Jess, ancien pilote d'hélicoptère, a imaginé un hybride d'hélicoptère et d'aérostat, destiné à transporter de lourdes charges dans des terrains inaccessibles : l'idée est notamment d'assister les projets industriels dans le Grand Nord, exploration pétrolière et minière notamment.

Capable de transporter 40 tonnes sur plus de 300 km, le Skyhook JHL-40 doit combiner des rotors horizontaux, responsables du support de la charge, et un dirigeable de 90 mètres de long gonflé à l'hélium. " Comme un hélicoptère qui ne pèserait rien ", selon Pete Jess. L'appareil disposera en principe d'une capacité d'emport double de celle des hélicoptères actuels les plus puissants. Le programme de développement prévoit que les premiers vols auront lieu en 2012. Les projets de dirigeable ont été évoqués à plusieurs reprises ces dernières années. Airbus avait envisagé de transporter des éléments de fuselage par ce moyen. Mais, hormis quelques appareils à vocation publicitaire ou touristique, la renaissance du concept est constamment repoussée. Début 2008, le dirigeable à bord duquel l'explorateur Jean-Louis Etienne espérait survoler le pôle Nord avait été détruit par une bourrasque. En 1937, l'incendie du Hindenburg, près de New York (35 morts), avait marqué la fin de l'exploitation commerciale de ces aéronefs.


(PHOTO : SKYHOOK)

Hervé Morin

© Le Monde

dimarts, 24 de març del 2009

De bancs, fiscals i jutges. Tercermundistes? Què va, som els millors.

El jutge Javier Gómez Bermúdez, la serietat del qual no m'ofereix cap dubte, diu (El País d'avui) davant dels vocals del CGPJ que hi han 50 casos de delinqüència econòmica a punt de prescriure.

I ho relacione amb la notícia llegida al Levante sobre el cas Fabra, i la paralització dels informes d'Hisenda causada pel retràs en la resposta dels bancs (tots?, alguns?) als seus requeriments d'informació.

I, si no em falla la memòria, als meus temps els requeriments d'un jutjat es responien, això sí, de la forma més estricta i exacta i menys general possible.

Em pregunte, per tant, si és que cap dels deu jutges que han passat pels jutjats de Nules ha sabut fer el requeriment correcte, o és culpa dels directors dels Bancs requerits que estan saltant-se a la torera, les ordres d'un jutjat.

Estarà inclòs aquest cas Fabra entre els cinquanta denunciats pel jutge Bermúdez?

Pot fer alguna cosa la fiscalia anticorrupció?

Per acabar un acudit trobat a Le Monde sobre la "racionalització salvatge" de les entitats financeres.


dilluns, 2 de març del 2009

Los Angeles, CA. Un exemple a seguir.

A Los Angeles, l'éclairage public s'apprête à faire sa révolution verte

A Los Angeles, l'enllumenament públic es prepara per fer la seua revolució verda




Le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, et l'ancien président Bill Clinton ont annoncé, lundi 16 février, le lancement d'un programme de modernisation de l'éclairage de la ville - le premier du genre aux Etats-Unis -, avec le remplacement de 140 000 ampoules des lampadaires et feux de signalisation par des diodes électroluminescentes. " Ce programme de rénovation est le plus ambitieux au monde jamais entrepris par une municipalité, a affirmé le maire. Il devrait réduire nos émissions de gaz carboniques d'environ 40 500 tonnes par an, ce qui équivaut à retirer 6 000 voitures de la circulation ", ont-ils assuré.

L'alcalde de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, i l'antic president Bill Clinton anunciaren, el passat dilluns 16 de febrer, el llançament d'un programa de modernització de l'enllumenament de la ciutat -el primer d'aquest tipus als Estats Units- amb el reemplaçament de 140.000 bombetes de les làmpades i llocs de senyalització per diodes electroluminiscents. "Aquest programa de renovació és el més ambiciós del món mai manprés per un municipi, ha afirmat l'alcalde. Deuria reduir les nostres emissions de diòxid de carboni al voltant de 40.500 tones anuals, ço que equival a retirar 6.000 cotxes de la circulació", han assegurat.

Antonio Villaraigosa, qui veut faire de la mégalopole de 4 millions d'habitants " la ville la plus propre et la plus verte des Etats-Unis ", a fixé comme objectif à Los Angeles d'atteindre une part de 20 % d'énergies renouvelables dans sa consommation d'ici à 2010, et de 35 % en 2020.

Antonio Villaraigosa, qui vol ver de la megalòpoli de 4 milions d'habitants "la ciutat més neta i més verda dels Estats Units", ha fixat com a objectiu a Los Angeles alcançar que el 20% del consum d'aquí a 2010 ho siga en energies renovables, i del 35% d'aquí al 2020.

" C'est l'endroit idéal aux Etats-Unis pour lancer un tel programme novateur ", a renchéri Bill Clinton. La Clinton Climate Initiative - une branche très active de sa fondation créée en 2006 pour lutter contre le réchauffement climatique - apporte son expertise financière et technologique au projet. Parmi les mesures qu'elle préconise, le Outdoor Lighting Program (programme pour l'éclairage extérieur) vise à réduire la consommation en énergie et l'empreinte carbone des zones urbaines.

"És l'indret ideal als Estats Units per llançar un programa tan innovador" ha insistit Bill Clinton. La Clinton Climate Initiative - una rama molt active de la seua fundació creada en 2006 per lluitar contra el rescalfament climàtic -aporta la seua experiència financera i tecnològica al projecte. A través de les mesures que pregona, l'Outdoor Lighting Program (programa per l'enllumenament exterior) intenta reduir el consum en energia i l'emprempta del carboni en les zones urbanes.

FIN DE VIE PROGRESSIVE

APAGADA PROGRESSIVA


Dès le mois de juin, les services municipaux de Los Angeles vont donc entreprendre le remplacement des 140 000 ampoules traditionnelles, grosses consommatrices d'énergie, par des diodes électroluminescentes (LED pour Light Emitting Diodes), beaucoup plus économes. Au rythme de 20 000 ampoules changées la première année, puis 30 0000 les années suivantes, tous les lampadaires et feux de signalisation devraient être équipés dans les cinq ans. Avec son tissu urbain particulièrement distendu et ses kilomètres de rues à éclairer, le célèbre damier illuminé de la mégalopole sera alors sans doute le plus " vert " des Etats-Unis, voire de la planète.

A partir de juny, els serveis municipals de Los Angeles volen, doncs, emprendre el reemplaçament de les 140.000 bombetes tradicionals, grans consumidores d'energia, pels diodes electroluminiscents (LED de Light Emitting Diodes), molt més econòmics. Al ritme de 20.000 bombetes canviades el primer any, i 30.000 els anys següents, totes les faroles i llums de senyalització caldra que siguen canviats  en cinc anys. Amb el seu teixit urbà particularment extens i quilòmetres de carrers a il·luminar, el cèlebre damero il·luminat de la megalòpoli serà llavors sens dubte el més "verd" dels Estats units, i probablement del planeta.

Parmi les principaux avantages des ampoules LED : une consommation électrique neuf fois inférieure aux ampoules à incandescence, et une durée de vie de 20 à 40 fois plus longue, selon les chiffres de l'Association française de l'éclairage. De plus, en fin de vie, au lieu de s'éteindre brutalement comme les ampoules traditionnelles, les diodes électroluminescentes baissent progressivement de rendement, permettant aux services municipaux de planifier leur remplacement.

I tot això degut als principals avantatges de les bombetes LED: un consum elèctric nou cops inferior a les bombetes d'incandescència, i una durada de vida de 20 a 40 vegades més llarga, segons les xifres de l'Associació francesa de l'allumenament. A més a més, a la fi de la seua vida, en lloc d'apagar-se brutalment com les bombetes tradicionals, els diodes electroluminiscents baixen progressivament el seu rendimient, permentent als serveis municipals planificar llur Reemplaçament.

Avec une consommation énergétique réduite de 65 millions de kWh, ce passage à des ampoules moins voraces devrait faire baisser la facture de l'éclairage public de la ville d'au moins 40 %. Sur les sept premières années, la municipalité de Los Angeles attend une économie totale de 48 millions de dollars (38 millions d'euros).

Amb un consum energètic reduït de 65 milions de kWh, passar a bombetes menys despenedores hauria de fer baixar la factura de l'enllumenament públic de la ciutat al menys un 40%. Durant els set primers anys, el municipi de Los Angeles espera una economia total de 48 milions de dòlars (38 milions d'euros).

Une fois le prêt de départ remboursé (l'investissement initial est estimé à 57 millions de dollars) et toutes les vieilles ampoules remplacées, l'économie devrait être à 10 millions de dollars par an (8 millions d'euros). Le programme de remplacement sera également financé par un rabais consenti par la compagnie municipale d'eau et d'électricité, le Department of Water and Power.

Un cop reemborsat el prèstec de sortida (la inversió inicial s'estima en 57 milions de dòlars) i canviades totes les velles bombetes, l'economia hauria de ser de 10 milions de dòlars anuals (8 milions d'euros). El programa de reemplaçament serà finançat amb un descompte ofert per la companyia municipal d'aigua i electricitat, el Department of Water and Power.

" Si chaque ville américaine en faisait autant, nous pourrions éliminer deux centrales à charbon et demie, a insisté Bill Clinton. Vous voyez à quel point la question de l'éclairage public de nos villes est importante ! "

"Si cada ciutat americana fes el mateix, podríem eliminar dues centrals i mitja de carbó, ha insistit Bill Clinton. Mireu fins a quin punt la qüestió de l'il·luminació pública de les nostres ciutats és important!"

Pour M. Villaraigosa, qui remet son mandat de maire en jeu, mardi 3 mars, l'annonce de cette mesure, faite au côté d'un homme politique aussi populaire que Bill Clinton, est intervenue à point. Et ce même si sa réélection semble assurée.

Pel senyor Villaraigosa, que torna a posar el seu mandat d'alcalde en joc, dimarts 3 de març, l'anunci d'aquesta mesura, feta al costat d'un polític tan popular com Bill Clinton, ha estat totalment oportuna. Inclús si la seua reelecció sembla segura.


Claudine Mulard

© Le Monde

dimarts, 24 de febrer del 2009

La navegació a vela ressuscitada

Llegit a l'edició digital de Le Monde del 25.02.09

LA MARINE À VOILE RESSUSCITÉE...




C'est un rêve d'enfant, une histoire de cerf-volant qui vient au secours des géants des mers et leur redonne le goût de jouer avec le vent. L'idée a germé il y a trois ans dans l'esprit d'un jeune ingénieur allemand, Stephan Wrage, fou de voile. Et le rêve est devenu réalité. De prototype en prototype, sa société SkySails, basée à Hambourg, équipe déjà deux porte-conteneurs : le Beluga-SkySails (133 m de long) et le Michael-A. (90 m de long). Les deux armateurs allemands - Beluga Shipping et Wessels Reederei - n'entendent pas en rester là. Le premier va équiper deux autres navires en 2009 ; le second trois autres.

L'aile volante de 160 mètres carrés qui équipe leurs cargos est source d'économie. Selon les premiers bilans réalisés, elle déploie une force de traction équivalente (pour le Beluga-SkySails) à 20 % de la puissance de son moteur principal. Quand les vents sont favorables, le Michael-A. réussit à économiser 50 % de sa consommation de diesel.

Quand M. Wrage s'est lancé dans l'aventure de SkySails, le prix du pétrole était à la hausse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, mais son invention reste la bienvenue : en ces temps de crise, toute économie est bonne à saisir. Et autant prendre les devants vis-à-vis du durcissement des règles antipollution. La firme de Hambourg annonce d'ailleurs un plan de charge assez ambitieux. La société prévoit d'équiper 1 500 bateaux d'ici à 2015. " Notre contribution à la lutte contre le réchauffement climatique, indique-t-on à Hambourg, ne sera pas anodine, avec 146 millions de tonnes de CO2 économisés chaque année, c'est-à-dire 15 % des émissions allemandes de dioxyde de carbone. "

La compagnie norvégienne Wilson ASA a décidé de suivre l'exemple de ses deux consoeurs allemandes. Chez le français CMA CGM, on a aussi pris langue avec SkySails, mais les premiers tests ne sont pas concluants. L'allure rapide (25 noeuds) de ses porte-conteneurs conduit à une moindre efficacité du cerf-volant qui joue au mieux avec le vent quand la vitesse du bateau ne dépasse pas les 18 noeuds.

Marie-Béatrice Baudet